Enseignement

La fête de Pessah

Pessah est l’une des fêtes majeures du calendrier juif. Nous célébrons la sortie miraculeuse d’Egypte, la fin de l’esclavage et le peuple hébreu, ainsi formé et libre, peut se diriger vers la terre promise, vers Israël. 


Ainsi chaque année, nous nous souvenons que cette liberté ne nous est pas systématiquement dévolue mais doit s’entretenir, se conserver, et se forger. La Torah nous conte l’arrivée de Joseph et des siens en Égypte il y a plus de 3300 ans. Après un moment d’abondance et d’une vie agréable, Pharaon décide de les asservir de manière brutale et d’en faire ses esclaves en leur réservant des conditions de vie abominables. Intervient alors la naissance de Moché Rabbénou (Moïse), qui est choisi par D. pour libérer le peuple juif à travers les « plaies » que le Tout-Puissant va faire subir à l’Egypte et en premier lieu à Pharaon. Ce dernier, va se voir contraint de laisser partir les hébreux, et dans un ultime sursaut de cruauté, lance son armée après eux. Puis survient l’épisode où D. ouvre la mer de joncs pour laisser passer son peuple. Quant aux Égyptiens, ils sont engloutis par les flots. Commence alors un long périple dans le désert où le peuple hébreu reçoit la Thora.

PESSAH : COMMENT S’Y PRÉPARER ?


À l’approche de Pessah, il est d’usage de nettoyer maisons et bureaux, notamment pour rechercher toute trace de Hametz et l’éliminer. On entend par « hametz », bien entendu, le pain mais également toute nourriture ayant subi une fermentation ou contenant du levain (farine, pâtes,…). Ceci est également valable pour les 5 céréales que sont le blé, le seigle, l’épeautre, l’avoine et l’orge. Cette opération se termine la veille de Pessah par une cérémonie appelée « Bedikat Hamets » où l’on recherche, à l’aide d’une bougie allumée, dans les recoins de la maison, les dernières traces de Hametz qui auraient pu être oubliées. Pour ne pas entreprendre cette action (et la bénédiction qui l’accompagne) en vain, il est d’usage de laisser traîner quelques bouts de pain soigneusement enveloppés. Ceux-ci seront symboliquement brûlés le lendemain matin et il sera récité une prière, par laquelle nous considérons que tout Hametz en notre possession que nous n’avons pas trouvé soit considéré comme poussière.  


 LA MATSA


L'un des principaux symboles de Pessah est la matsa (pain azyme sans levain) que nous mangeons durant toute la fête de Pessah. Nous en consommons en souvenir de la sortie d’Egypte, quand les Hébreux durent partir dans la précipitation et n’eurent pas le temps de faire lever leur pain. Mais le Hametz représente aussi le mauvais penchant, qui fait « fermenter » nos désirs, nos pulsions et trouver ainsi le prétexte à nous détourner des commandements de la Thora et en conséquence de la proximité avec le Créateur.                    

LE  SEDER


Le premier soir de Pessah, réunis autour de la table familiale, nous procédons à la cérémonie du Seder selon un « ordre » bien précis, ponctué de rituels, qui commencent par le kiddouch (prière sur le vin), première coupe suivie de trois autres coupes selon l`ordre de la HAGGADAH (2 coupes avant le repas et les 2 autres après le repas de fête). Nous mangeons des herbes amères pour symboliser les rudes conditions de nos ancêtres esclaves, le « harosset » (pâte composée de dattes, pommes, noix… pétries avec du vin) qui nous rappelle le mortier qu’utilisaient les Hébreux dans leur dur labeur. 

La présence d’un os évoque l'agneau  pascal et celui de l’œuf le souvenir de la destruction du saint Temple de Jérusalem. La lecture de la Haggadah nous conte les moments forts de la sortie d’Egypte et, nous pouvons en profiter pour agrémenter cette lecture de commentaires de grands exégètes. Les sujets abordés sont principalement  les conditions de  l’esclavage et de l’intervention divine à travers les dix plaies d’Egypte, la libération du peuple d’Israël. Il est d’usage de poser des questions et c’est pourquoi généralement un enfant lit le deuxième paragraphe de la Haggadah qui commence par: « En quoi cette nuit est-elle différente des autres nuits ? ». En Israël, le Seder a lieu le premier soir, quant en diaspora, il est célébré les deux premiers soirs.


LE COMPTE DU OMER (SEFIRAT HA-OMER)

Le second soir de Pessah débute le décompte journalier du Omer, période de 7 semaines qui sépare Pessah de la fête de Shavouot (don de la Thora). C’est le temps néces-saire qu’il a fallu au peuple, sorti de l’esclavage, pour se préparer à recevoir la Thora.


LE DÉROULEMENT DE LA FÊTE  DE PESSAH

Les deux premiers jours et les deux derniers jours de Pessah en diaspora (le premier et le dernier en Israël) sont appelés « Yom tov ». Ce sont des jours chômés, fériés, très semblables au déroulement ainsi qu’aux interdits de Shabbat. Entre ces deux périodes, il y a une phase intermédiaire de 4 jours en diaspora, appelée « Hol Hamoed », et considérée comme un temps de fête accompagné d’une restriction d’activités (il est conseillé de ne pas travailler, etc.).      

Enfin, le dernier jour de Pessah au soir, une fois la nuit tombée et la fête terminée, on fête la « Mimouna » une coutume d’origine nord-africaine qui connaît, en Israël, une dimension nationale. On prépare des crêpes « moufléta » que l’on consomme avec du miel ou du sucre tout en buvant du thé à la menthe. Ces soirées se déroulent très souvent au son de la musique judéo-arabe. En Israël, beaucoup de familles vont se promener le lendemain dans les parcs et y organisent joyeusement des barbecues.


À l'occasion de Pessah, Tsidkat-Eliaou organise une grande distribution de colis alimentaires pour les familles démunies de Jérusalem. Participez à cette merveilleuse Mitzva de Kimha DéPisha !

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