Enseignement

Avant propos tiré du
Ben Ich 'Haï

Aimés sont les enfants d’Israël, (il) leur a été donné un objet précieux ; un amour supplémentaire leur a été révélé, il leur a été donné un objet précieux avec lequel le monde a été créé (Avoth/Maximes des pères 3,18). La Torah écrite ressemble à un meuble splendide comprenant des milliers de tiroirs et étagères, de dimensions différentes, chacun d’eux pour contenir, selon sa forme et sa taille, pierres précieuses, bijoux, pièces d’or… Le roi en fit cadeau à son fils, lui disant de l’examiner consciencieusement afin de découvrir l’emploi précis de chaque compartiment ; de plus il lui remit d’innombrables bijoux, pièces précieuses... afin qu'il les range à la place qu’il leur convienne selon leur valeur et leur importance. 


Ainsi D. donna à Israël la Torah écrite – dont chaque verset contient divers compartiments – et la Torah orale plus vaste que la mer ; il leur ordonna de les analyser avec soin et application afin de trouver dans la Torah écrite la place convenable à chaque enseignement de la Torah orale. Dans notre Michna, la Torah écrite est nommée « objet précieux » et la Torah orale « amour supplémentaire ». Comme les nations du monde ont aussi recopié toute la Torah écrite, on peut se demander en quoi Israël est-il aimé d’une façon particulière ? C’est pourquoi la Michna dit « un amour supplémentaire leur a été révélé ». La Torah orale n’appartient qu’à Israël ; les nations n’en ont aucune connaissance ; elles ne savent donc pas que faire de cet « objet précieux », dont tous les compartiments sont vides et elles donnent à chaque verset un sens qui n’est pas vrai.


C’est pourquoi la Torah écrite est comparée à l’eau qui peut prendre d’innombrables couleurs et dont les coloris essentiels sont en nombre restreint ; la Torah aussi supporte d’innombrables interprétations valables, mais qui se résument à quatre niveaux fondamentaux : « pchat » (littéral), « rémez » (allégorique), « drach » (exégétique), « sod » (ésotérique). La Torah est aussi comparée à l’eau pour nous enseigner que comme l’eau elle purifie l’homme ; et de même que tout changement de couleur de l’eau la rend inapte à la purification de l’homme (l’eau vive mélangée aux cendres de la vache rousse, l’eau de la nétila…), ainsi tout changement de signification donnée aux paroles de la Torah la déforme, ce qui est passible de graves châtiments.

 

(Ben Ich ‘Haï - Gallia)

 

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