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Admour Rabbi Méïr Abi’hssira zatsal : Gadol de la Torah, Baal Nissim Véniflaot

 

Hagaon Hatsadik Rabbi Méïr Abi’hssira zatsal était le fils ainé de l’Admour Sidna Baba Salé zatsal. Il est né au Maroc (région du Tafilalet) en 1917 et le Rav Yoshiahou Pinto Chlita explique que la naissance de Baba Méïr zatsal a été miraculeuse. Pendant plusieurs années, la Rabanite Fré’ha (épouse de Baba Salé zatsal), lorsqu‘elle était enceinte, soit le bébé n’arrivait pas à terme, soit le nouveau-né décédait. C’est pourquoi, quand la rabbanite tomba de nouveau enceinte, notre maître Sidna Baba Salé zatsal fut inquiet. Il rencontra Rabbi Amram le Hasid, un grand rabbin venu d’Israël, à qui il confia sa crainte de voir se répéter le même scénario. Rabbi Amram sourit, le rassura, le bénit, puis lui confia une amulette destinée au bébé qui allait naitre.  Il lui demanda également d’appeler le bébé Méïr, à la mémoire du grand Tana Rabbi Méïr Baal Haness : ce qui aurait certainement une incidence sur la vie de l’enfant.

Baba Salé zatsal accueillit avec beaucoup de joie et de émouna les propositions de Rabbi Amram. Plus tard, Baba Salé zatsal fit un rêve dans lequel il vit un homme dont le visage était extrêmement noble et saisissant, qui lui dit : « Je suis le Tana (sage de la Michna) et tu donneras à ton fils mon nom. » À son réveil, Sidna Baba Salé zatsal se demanda qui donc était ce Tana apparu dans un songe ? Il alla voir son maître Rabbi Moché Torgemann zatsal, pour le questionner à ce propos. Son rabbin lui répondit que partout dans la Guémara lorsque que Tana était écrit sans précision, il s’agissait de Rabbi Méïr Baal Haness. La réponse enchanta Baba Salé zatsal et quand son fils naquit il le nomma Méïr, en souvenir de Rabbi Méïr Baal Haness.

Le Rav Yoshiahou Pinto Chlita nous apprend que dès l’âge de trois mois, Baba Salé zatsal prit son fils Méïr avec lui au mikvé. À sept ans, Baba Salé zatsal commença à le réveiller en pleine nuit pour réciter avec lui la prière du Tikoun 'Hatsot. Ce n'est qu'à l'âge de 13 ans, Bar-Mitsva, que Baba Méïr vit pour la première fois un animal impur…

À 25 ans, il devint président du Tribunal Rabbinique de Midalet et directeur de la Yéchivat Tomkhé Témimim de la ville, puis à 34 ans, il fut nommé à la tête du Tribunal Rabbinique d’Erfoud, succédant ainsi son vénéré père.

À noter que la maison du Gaon Hatsadik Rabbi Éliaou Amsellem zatsal, dont l'association porte le nom, était un lieu de sainteté où il recevait de très grands Rabbanim. Il a eu le mérite de recevoir les illustres tsadikim, les maîtres vénérés de la sainte famille Abi'hssira dont l'Admour Baba Méïr zatsal. Son fils, Hagaon Hagaon Hatsadik Rabbi Nissim Amsellem zatsalétudia à la yéshiva du Tafilalet où il fut formé par les illustres descendants du Tsadik vénéré Rabbi Yaacov Abi'hssira zatsal : l'admour Sidna Baba Salé zatsal et son saint et vénéré fils Rabbi Méïr Abi'hssira (Baba Méïr) avec qui il étudia par la suite en 'Havrouta tout au long de sa vie ! Il appelait Rabbi Nissim Amsellem zatsal « la lumière de mes 2 yeux »  suite à leurs études en commun.

Monsieur Raphaël Amsellem chlita, président actuel de Tsidkat-Eliaou, nous conte l'anecdote suivante illustrant l'amitié entre Rabbi Nissim Amsellem zatsal et Baba Méïr zatsal. Une année, à l'approche de Roch Hachana, son père Rabbi Nissim Amsellem zatsal, alors qu'il se rendait à Ashdod, décida d'aller rendre visite à Baba Méïr zatsal. Ce dernier fut si heureux de voir son visiteur qu'il lui demanda de rester pour passer Roch Hachana avec lui et qu'il mènerait les offices (prières, Chofar...). Rabbi Nissim Amsellem zatsal lui rétorqua qu'il était fatigué, mais Baba Méïr insista tout en lui confirmant que sa fatigue disparaitra et qu'il se sentira très bien. Rabbi Nissim malgré sa fatigue, et par Kavod pour Baba Méïr, accepta. Il dirigea les offices de Roch Hachana, lu la Torah, sonna le Chofar, prononça un D'var Torah sans aucune fatigue... Après Roch Hachana, Rabbi Nissim se sentait en pleine forme et rempli d'énergie comme l'avait prédit Baba Méïr.

UNE GRANDE KÉDOUCHA

Le Tsadik monta en Israël à l’âge de 48 ans, et la situation spirituelle en Israël l’attrista au point qu’il s’imposa trois ans de jeûne de la parole. La sainteté de Baba Méïr zatsal, comme celle de toute la famille bénie Abi’hssira, vint du fait que dès son plus jeune âge, il fit très attention de bien préserver sa vue des choses interdites : ce que l’on appelle la Chémirat Énayim, la « protection des yeux ». On disait de lui qu’il était Ich Kadoch Vénora, un homme dont la sainteté était si forte qu’elle en devenait "terrible" pour ceux qui l’entouraient.

Il s'installa à Ashdod, et de très nombreuses personnes venaient lui rendre visite, le consulter pour avoir la chance de lui parler et de recevoir une Bérakha. Ce fut un très grand érudit, une sommité de la Torah reconnu et apprécié par tous les guédolim de son époque. Un grand Talmid 'Hakham dans tous les domaines : Torah, Talmud, Kabalah…  Selon le Rav Busso Chlita, Sidna Baba Salé zatsal disait de son fils  Baba Méïr qu'il était « apte à être le Machiah » !

 

MIRACLES ET ROUA'H HAKODECH

Un jour, un enfant avait été enlevé et les services de sécurité malgré leur enquête n’avaient aucune idée du lieu dans lequel il pouvait se trouver. On alla demander de l’aide à Sidna Baba Salé zatsal qui répondit : « Allez voir mon fils Baba Méïr. » Ainsi, le père de l’enfant, accompagné de policiers, alla demander de l’aide à Baba Méïr zatsal de la part de son père. Il se concentra, prit quelques instants, puis se saisit d’un crayon et d’une feuille de papier sur laquelle il dessina une carte avec des noms de rues, puis il désigna un immeuble et dit : « C’est là que ton enfant se trouve, à Londres, dans cet immeuble. » Les policiers israéliens prirent contact avec leurs homologues britanniques qui se rendirent aussitôt à l’adresse indiquée sur le plan dessiné par Baba Méïr zatsal et purent ainsi libérer l’enfant. Cette histoire n'est qu'un exemple, parmi tant d'autres, qui nous démontre le haute spiritualité de Baba Méïr zatsal capable, par le Roua’h Hakodech, de voir certains évènements, d'accéder à certains niveaux, à certaines dimensions qui nous sont inconnus. Il fut un véritable Baal Nissim Véniflaot.

Baba Méïr zatsal eut plusieurs fils, devenus tous rabbanim : Rabbi Élazar Abi'hssira zatsal, Rabbi David Abi'hssira Chlita, Rabbi Yékoutiel Abi'hssira Chlita, Rabbi Réfaël Abi'hssira Chlita et Rabbi Yéchoua Vérahamim Abi'hssira Chlita.

Rabbi Yékoutiel Abi'hssira Chlita déclara lors d'une interview : «  Je voudrais citer le Gaon Rav Shmouel Halévy Wozner zatsal qui était le possek hador. Lorsque mon vénéré père est décédé, il a été invité à prononcer son hesped (oraison funèbre) durant les obsèques. Il a dit qu’il y a dans le Am Israël beaucoup de justes, de Tsadikim mais un Juste de l’envergure et de la sainteté de mon père, il n’y en a qu’un seul par millénaire ! »

Le Tsadik Baba Méïr zatsal quitta ce monde à l’âge de 66 ans, le 17 Nissan 5743 (‘Hol Hamoed Pessa’h 1983).

Que les mérites de ce grand Tsadik nous protège ainsi que tout le Am Israël. Amen !

 

 DATES DES HILOULOT

Jeudi 25 avril 2024

Chacun peut célébrer la Hiloula de ce grand Tsadik en allumant des veilleuses. Puis, si possible lire le psaume Téhilim 119 (Alpha Beta) et prier.

 

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