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Pèlerinage sur la Tombe de Rabbi Moché Ben Maimon, le Rambam à Tibériade



Le Rambam était un médecin, théologien, talmudiste et philosophe.

Né à Cordoue, en Espagne en 1135, il fut la plus grande figure intellectuelle du judaïsme méditerranéen médiéval. Son père, Rabbi Maïmon ben Yossef, était Dayan (Juge Rabbinique), Sage et érudit, dirigeant la communauté juive de Cordoue. Il l’instruisit en théologie, mathématiques et astronomie. Enfant, sa mère tomba malade et c’est lui qui lui apportait des plantes pour la soigner. Son décès le renforça dans sa  détermination à devenir médecin.

Le jeune Moché était âgé de  13 ans quand il eut le choix entre la conversion à l’Islam et la mort. Sa famille fuit vers la Maroc, avant de gagner la Terre Sainte vers 1165. Ils furent contraints de partir à nouveau, leur destination étant cette fois-ci l’Egypte. Vers 1170, son père mourut, puis son frère. Il se retrouva démuni, devant entretenir la veuve de son frère ainsi que ses deux enfants. Maïmonide commença à gagner sa vie en se livrant quelque temps au commerce des pierres précieuses puis il ouvrit des cours publics de philosophie, de théologie et de médecine. Il  prodiguait également des soins, grâce à ce qu’il avait appris de son père, de ses Maîtres et de la Torah. Bien vite médecin émérite, Maïmonide fut un des plus célèbres herboristes, et il reste une référence jusqu’à nos jours. Sa réputation comme médecin fut telle qu’il devint le médecin du Vizir puis du Sultan Saladin. On venait aussi le consulter depuis la Syrie, la Palestine, et encore de plus loin.

Il présida le Collège Rabbinique et s’occupa de la communauté juive d’Egypte dont il fut bientôt nommé chef, « Naguid » et son représentant auprès du souverain. Il eut de ce fait de nombreuses correspondances avec les représentants de différentes communautés y compris en dehors de l’Egypte.

L’œuvre de Maimonide presque entièrement rédigée en judéo-arabe se définit selon trois perspectives :

Le théologien (codification exhaustive de la tradition écrite et orale juive). Il composa :

  1. Le « Sefer Hamitsvot » : Livre des Commandements. Il présente les 613 commandements contenus dans la Torah, Loi écrite du judaïsme qui constitue l’armature de la Loi juive, il y précise les 248 préceptes positifs et les 365 interdits.

  2. Le «  Mishneh Torah » : Répétition de la Loi

  3. Le « Perouch Hamichna  » : Commentaire de la Michna. Il avait pour but de faciliter l’étude de la tradition orale, et d’en élucider les points difficiles par des explications brèves et claires.

  4. Afin d’établir la dogmatique du judaïsme, Maïmonide fixa ses 13 articles de foi.

Le philosophe

  1. Le « Moreh Neboukhim » : Guide des Egarés. Le Guide des Égarés tente surtout de mettre en accord l’enseignement de la Bible et de ses commentaires avec la philosophie d’Aristote.

  2. La Lettre sur l’Astrologie

Le Médecin

La profession médicale était pour lui une part entière du service divin. Selon lui, le médecin se doit d’être parfait intellectuellement et moralement, les connaissances médicales ne lui suffisant pas. Il pensait à l’homme comme une totalité dans laquelle l’âme et le corps sont indissociables. Il écrivit de nombreux traités de médecine.

Il mourut en 1204,  à Alexandrie, et son corps fut rapatrié à Tibériade où il est enterré.


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