Enseignement

Une richesse bien plus grande


Voici l’histoire d’un homme qui était renommé pour ses richesses. Le roi lui demanda : « A combien s’élève ta fortune ? » Il indiqua un chiffre et ajouta : « Par la vie du roi, je ne dispose que d’une petite somme. » Le roi se mit en colère et dit : « Comment oses-tu jurer sur ma tête avec un tel mensonge ? Je sais que d’autres détiennent des sommes qui sont tiennes et qui représentent le double de ton chiffre. Je suis certain que tu as mis de côté de l’argent frais que tu me caches, aussi bien que les créances que d’autres te doivent. »

L’homme riche se défendit : « J’ai seulement répondu à votre question, telle que vous l’avez formulée. Vous m’avez interrogé sur le capital que je détiens et je vous ai indiqué la somme que j’ai prévue pour la charité et les bonnes œuvres. Je ne peux la dépenser pour aucune autre raison, aussi est-ce mon véritable capital. Je dispose d’autres fonds et j’ai des débiteurs. Mais ce n’est pas mon capital. Il peut être perdu, volé ou détruit par le feu. »

Le roi fut satisfait de cette réponse, car elle était pleine de bon sens et honnête.

Le seul capital que nous détenons n’est autre que celui destiné à la charité et aux bonnes œuvres ; le principal reste sien à jamais.

La grande richesse de la TorahUn jour un élève vint vers Rabbi Yo’hanan et dit : «Je désire que vous m’enseigniez la Torah –mais seulement à une condition, que vous fassiez de moi un homme riche. » Rabbi Yo’hanan l’accepta et dit à ses disciples de l’appeler « le Riche ». Le nouvel élève étudia avec enthousiasme et devint rapidement un brillant disciple. Un jour, il s’adressa à Rabbi Yo’hanan : « Tout le monde me nomme le Riche, mais je ne vois aucune richesse. Vous n’avez pas respecté notre accord, il ne s’agissait pas simplement d’un nom. » 

Quelques jours plus tard, l’académie de Rabbi Yo’hanan reçut la visite d’un homme devenu très riche à la suite d’un héritage exceptionnel. Ne connaissant rien de la Torah, il dit à Rabbi Yo’hanan : « J’ignore tout de la Torah, à quoi me sert ma richesse ? Permettez-moi de la donner à l’un de vos disciples. » Rabbi Yo’hanan transmit toute la fortune à l’élève à qui il avait promis la richesse. Plus tard cet élève devint Rabbi Yossi ben Pazi. Le mot Paz signifie or, indiquant l’origine de sa richesse.

Rabbi Yossi continuait d’étudier la Torah dans la joie. Mais un jour, alors qu’il était plongé dans son étude, une pensée lui vint : « Malheur à celui qui retient sa part du Monde futur par l’argent qu’il reçoit en ce monde. Comment ai-je pu commettre une telle folie ? »

La Torah est une richesseIl se rendit auprès de Rabbi Yo’hanan et se plaignit : « Pourquoi m’avez-vous fait cela ? On doit étudier la Torah pour reconnaître la grandeur de D-ieu et accomplir Ses commandements, non pour amasser une fortune. » Le jour même, il prit toutes ses richesses et les distribua aux pauvres. Il avait saisi la valeur essentielle de la Torah, seule l’étude désintéressée représente la vraie richesse.

Maintenant, vous pouvez comprendre les propos du roi Saül lorsque Goliath vint armé et prêt à tuer. Saül déclara : « L’homme qui l’abattra, le roi le rendra très riche » (I Samuel 17 :25).

Cet ordre est difficile à comprendre. Comment un être humain peut enrichir autrui ? La richesse ne dépend pas de l’homme, mais de D-ieu. Chaque jour dans nos prières, nous répétons le verset : « Richesse et gloire proviennent de Toi, et Tu diriges tout » (I Chroniques 29 :12).

Un homme peut donner beaucoup d’argent à son prochain et gagner ainsi son amitié. Mais il ne rend pas, par cela, le bénéficiaire riche car cela ne dépend que de son destin. S’il doit devenir riche, il peut faire fortune même avec un grouch [plus petite unité de monnaie]. Si D-ieu lui accorde ses bénédictions, sa réussite sera illimitée ; par contre, s’il affronte une destinée accablante, personne n’y peut rien. Quand bien même on lui donnerait des centaines de pièces d’argent, si son destin ne l’aide pas, il ne réussira point.

C’est pourquoi, il est impossible de dire que Saül allait rendre riche quelqu’un. Le verset signifie en fait, « L’homme qui l’abattra, le roi lui donnera beaucoup d’argent. » C’est là le seul pouvoir du roi.

Nous en trouvons l’explication par l’enseignement du Talmud : « Quiconque fait le bien pour un grand nombre de gens, le péché n’a pas prise sur lui. » D-ieu le protège de tout malheur, sans qu’il s’en rende compte. Je dois donc remercier le philanthrope Yéhouda Mizra’hi pour sa bonté et son empressement à publier ce livre. Il m’a rendu très riche, car ce livre fera « le bien pour un grand nombre de gens ». La lecture de ce livre permettra à tout un chacun de trouver les sources de la pensée juive ignorées jusque-là. L'étude de cet ouvrage aidera à accomplir les commandements dont on ne soupçonnait pas l’existence. Jusqu’à présent, un livre tel que celui-ci n’existait pas et le succès actuel est un signe de la bonté de D-ieu. En outre, ce philanthrope a permis de faire bénéficier bien d’autres personnes. En conséquence de sa générosité, un fonds sera mis en œuvre dont les intérêts serviront à des buts charitables.

La richesse de la TorahTelle fut l’intention du roi Saül déclarant assurer la fortune à quiconque délivrerait Israël. Il ne peut s’agir d’un cadeau d’argent, comme nous l’avons expliqué, la véritable richesse ne dépend « d’aucun mortel ». Plus loin, le roi promit au vainqueur la main de sa fille. Le gendre d’un roi ne devient-il pas forcément riche ? Et comment un roi pourrait-il supporter d’avoir un gendre pauvre ?

Mais l’intention du roi Saül était de récompenser le héros en lui confiant la régence du royaume. Comme chef d’Israël, il devait faire bénéficier du bien une multitude de personnes. Ce qui en comparaison de l'argent, qui n’est qu’un cadeau mineur, représente une richesse bien plus grande.

Source : MEAM LOEZ, Rabbi Yaakov Couli zatsal (1689-1732).


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Paru au Journal Officiel du 01/1990

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