ב"ה
Enseignement

LE MA’ASSER: une très grande mitsva, une action inestimable !


Réouven et Chimon étaient voisins. Au départ, ils n’étaient pas riches. Puis ils s’enrichirent, mais chacun pour une raison différente. Réouven avait entendu le Rav de la ville faire un exposé et expliquer le verset de la Guémara : " Revalorisez vos femmes, vous vous enrichirez".

Il crut très sincèrement et de tout cœur que si le mari honore sa femme et la revalorise en la gâtant de vêtements élégants et de bijoux précieux, il s’enrichit. Il en fut tellement persuadé qu’il se donna beaucoup de mal pour parer sa femme d’habits et de bijoux raffinés. Il s’efforça de toujours la respecter et la revaloriser. Ceci lui réussit et il devint très riche.

Chimon, son voisin, avait quant à lui entendu ce même Rav expliquer le verset de la Guémara : ‘’Prélève ton Ma’asser(1)pour t’enrichir ‘’.

Lorsque l’homme veille soigneusement à prélever le dixième de ses revenus, il augmente ses chances de s’enrichir. Il crut très sincèrement à cette interprétation et retira de tous ses revenus le dixième pour le vouer à la Tsédaka (charité). Il préleva également le dixième des bénéfices, et il eut le bonheur de s’enrichir très largement.

Pourtant, constatant que Réouven, son voisin, s'enrichit également alors qu’il ne le voyait pas pratiquer la Tsédaka, il s’étonna. Comment avait-il pu soudainement tellement s’enrichir, alors qu’au préalable, il n’était pas riche et qu’il n’avait pas suivi le conseil du Rav, comme lui l’avait fait ? Il alla lui poser directement la question.

" Dis-moi, je te prie, quelle est la raison qui a entrainé ta fortune ? ‘' lui demanda-t-il. ‘’Car nous sommes aussi liés que des frères, et cela ne devrait pas te déranger de me raconter la vérité."

Réouven lui raconta qu’il avait entendu tel Rav expliquer ce que rapporte la Guémara : ‘’ Revalorisez vos femmes afin de vous enrichir ‘’. Il prit la chose à cœur et se mit même dans la gêne pour gâter sa femme et la choyer. Il l’honora, la considéra et réussit à s’enrichir.

Chimon fut très affecté. Il se demanda pourquoi il n’avait pas eu, quant à lui, la chance d’entendre cet exposé du Rav. Il aurait suivi ce conseil et se serait enrichi, et l’argent qu’il aurait dépensé pour les habits et bijoux n’aurait pas représenté le quart de ce qu’il avait dépensé pour pratiquer la Tsédaka. En outre, il aurait joui de ces dépenses, car en voyant sa femme élégante et parée de bijoux de valeur, il aurait éprouvé du plaisir. Et tous ses biens seraient devenus sa propriété. Ce qui n’est pas le cas de l’argent prélevé sur les revenus pour le Ma'asser (Tsédaka). Il n’en avait pas profité, seuls les pauvres en avaient joui. A présent, cet argent ne lui appartient plus. Il s’emporta contre le Rav, se demandant pourquoi il n’avait pas exposé les deux possibilités dans un même discours. Il aurait alors choisi de suivre ce que rapporte la Guémara "Revalorisez vos femmes afin de vous enrichir" et il aurait mérité la fortune de cette façon.

Chimon se rendit chez le Rav en question et lui dit :

"Maitre, tu es béni de D… car, grâce à toi j’ai mérité la richesse. En effet, voici ce que je t’ai entendu expliquer à propos du Ma’aser, je l’ai fait et je me suis enrichi. Cependant, je viens à présent d’apprendre que tu as exposé une autre possibilité d’enrichissement, en t’appuyant sur l’enseignement de la Guémara "Revalorisez vos femmes afin de vous enrichir’’. Mon voisin, Réouven, l’a entendue. Il s’est efforcé de la mettre en pratique et, lui aussi, s’est enrichi. Pourquoi donc n’as-tu pas exposé les deux choses à la fois ? J’aurais eu à cœur de réaliser cette deuxième mitsva et je me serais enrichi sans avoir besoin de me montrer si scrupuleux à propos de la mitsva de Ma’aser.

Le Rav lui dit que le roi David avait déjà répondu à sa question. Il lui apporta le livre des Psaumes et lui montra le verset :’’N’aies pas peur si un homme s’enrichit, si l’honneur de sa maison grandit car, à sa mort, il n’emportera rien. Son honneur ne le suivra pas dans la tombe’’. Il lui expliqua :

"La maison signifie dans ce cas la femme, qui est appelée du nom de maison, et celui qui l’honore est digne de richesse. C’est ce que fit ton voisin, et il connut le succès. Toi, qui t’es scrupuleusement attaché à la mitsva de Ma’asser et qui a réussi, ne sois pas jaloux en te disant : "Que n’ai-je moi aussi eu connaissance de cette première recommandation ? Car c’est à ce propos que le roi David a dit : "N’aies pas peur que l’homme s’enrichisse, que l’honneur de sa maison grandisse"’, c’est-à-dire que la femme qu’il a honorée soit la cause de son enrichissement. Ton sort est plus enviable que le sien. En effet, l’argent qu’il a dépensé pour sa femme étant encore sa propriété et en retirant pour sa part un plaisir et une jouissance permanents, il n’emportera rien après sa mort. Et l’honneur qui lui est octroyé grâce à sa femme - car de tout ce qu’il lui offre, il retire des honneurs - ne le suivra pas dans sa tombe.

Dans ce cas, que peut donc constituer cette jouissance qui n’est pas éternelle ?

Il en est tout autrement de la mitsva de Ma’aser. Non seulement la richesse que l’homme a mérité lui profite dans ce monde, mais, de plus, il hérite d’une récompense éternelle dans le monde futur grâce à cela, car il s’agit d’une très grande mitsva. Sa richesse dans ce monde n’est pas considérée comme une récompense de sa bonne action. La récompense qui lui est réservée est éternelle. Il en hérite dans le monde futur.

La différence est donc considérable entre toi et ton voisin. Elle est inestimable.

Source : Niflaim Ma’assekha

1) Le Ma’asser consiste à donner un dixième de ses revenus à la Tsédaka.


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Paru au Journal Officiel du 01/1990

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