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Parachat Nitsavim : responsabilité collective et individuelle


QUELS SONT LES SUJETS TRAITÉS DANS PARACHAT NITSAVIM ?

La responsabilité collective est une base sur laquelle Moché entend établir fermement la conscience nationale. Mais elle ne doit pas permettre à l'individu de se croire en sécurité aussi longtemps que la collectivité observe la fidélité à D., en transgressant, pour son compte, la Loi et la constitution. Responsabilité collective n'exclut pas responsabilité individuelle. En face de ce principe, nous connaissons également la notion complémentaire de l'amour de D. et de ses actions protectrices qui s'étendent non seulement à l'ensemble de la nation, mais aussi à chacun de ses membres.

« Atem nitsavim », vous qui êtes présents, vous la Nation qui jamais ne disparaîtra. Les générations se suivent, les chefs changent, mais la Nation reste là, « matséva », le pilier qui demeure. Et cependant, l'inquiétude de Moché n'a pas encore disparu, il craint le retour des événements auxquels il a assisté dans le désert. Qui sera le Moché des temps nouveaux ? Le peuple recommencera les fautes des ancêtres, la colère de D. éclatera contre les ingrats, et ce sera l'exil.

L'avenir est donc obscur, incertain. Mais Moché affirme : « Laissons les choses cachées à D., prenons pour nous les choses accessibles et connues, afin d'accomplir Son enseignement. » Aucun homme n'a le droit de désespérer à quelque moment de sa vie, aussi peu valables que puissent lui paraître les raisons du cours de son existence. D. seul connaît l'avenir, et il en est bien ainsi, car que serait la force d'initiative, où serait le ressort qui anime chaque journée humaine, si l'homme savait ce qui l'attend, s'il était ainsi le prisonnier de son avenir ?

Pour nous, Juifs, une vérité est manifeste, évidente, accessible ; la Parole Révélée par D. et la fidélité à D. et à sa Loi. Tout le reste est spéculation. Les trois mots « Lanou Oulbanénou ad » portent onze points qui signifient, selon Rachi, que les premières onze années après l'entrée au pays n'étaient pas encore entièrement considérées comme le début de cette responsabilité collective dont Moché vient de nous parler. Ce n'est qu'avec la cérémonie et la proclamation du Eval et du Guérizim que commence l'action intégrale d'Israël.

Source La Torah commentée


 


Une discussion oppose dans la Guémara de Chabbat (138 b) Rav et Rabbi Chimon bar Yo'haï. Selon Rav : « Atida Torah chétichteka'h miYisrael » , soit un jour viendra où la Torah sera complètement oubliée. Nous lisons, en effet, dans la sidra de Ki Tavo : « hifla Hachem èt makotékha, véèt makot zarékha », "D. te frappera, toi et ta descendance d'une manière exceptionnelle" , Dévarim (28;59). Nous ignorons ce que désigne ce terme de véhifla, mais comme nous le retrouvons dans le chapitre 29 d’Isaïe, où il est question de la disparition chez les Sages de leur sagesse, on en déduit que cette punition exceptionnelle désigne l'oubli de la Torah par les Sages.

Rabbi Chimon bar Yo’haï rétorque : « 'Has vechalom chétichteka'h Torah miYisrael chénéémar : "kilo tichakha'h mipi zaro." Dévarim (31;21) » À D. ne plaise, la Torah ne sera jamais oubliée car D. s'est engagé selon un verset de la Sidra de Vayélèkh à ce que la Torah ne soit jamais oubliée, quels que soient les manquements d'Israël.

Dans ce cas, comment comprendre le verset de Ki Tavo, ou encore celui du prophète Amos (8;11 et 12) : « Voici des jours à venir où j'enverrai une famine dans le pays… ce ne sera pas une faim par manque de pain, ni une soif d'eau, mais un désir ardent d'écouter la parole de D.  On sera errant d'une mer à l'autre et du Nord à l'Est on se répandra partout, pour chercher la parole de l'Éternel et on ne la trouvera point. »

Réponse de Rabbi Chimon bar Yo'haï : ce verset nous indique simplement que l'on ne trouvera pas sur place de halakha béroura, de décision et d'enseignement clairs. Par-delà la discussion entre ces deux grands, l'affirmation que la Torah ne sera jamais oubliée pose un autre problème. Grâce à un autre verset de notre Sidra Nitsavim, nous savons que depuis que Moché a reçu la Torah au mont Sinaï, celle-ci est du domaine des 'Hakhamim : « Io bachamayim hi », « elle n'est plus au ciel » Dévarim (30;12) et D. n'a plus à intervenir dans ce domaine. Par conséquent, le phénomène d'oubli, suite à un rejet de la Torah, dépend de la libre conduite de chacun d'entre nous.

À quel titre D. peut-il interférer dans notre choix en affirmant que : « Io tichakha'h mipi zaro », « la Torah ne sera jamais oubliée » Dévarim (31;21) ? Nous sommes obligés d'admettre que notre liberté de choix comporte des limites. D. , qui a fixé des lois à la nature, a également fixé, si je puis dire, les règles du jeu concernant l'existence d'Israël. Comme le rappelle le prophète Jérémie (31, 34-35) : « Ainsi parle l'Éternel qui créa le soleil pour la lumière du jour, donna mission à la lune et aux étoiles d'éclairer la nuit… si ces lois cessaient… alors la postérité d'Israël pourrait cesser de former une Nation devant moi. » On voit, par conséquent, que l'existence d'Israël forme une loi immuable au même titre que les lois de la nature ; l'existence d'Israël est garantie dans la mesure où Israël observe la Torah et cette observance elle-même permet le maintien du monde.

Il y a donc une sorte de cercle qui se referme : l'existence du monde dépend de l'observance de la Torah par Israël. Or, cette observance de la Torah par Israël est garantie par D. lui-même dans le verset de Vayélèkh (31;21) et l'existence d’Israël est garantie au même titre que l'existence du monde, régi par des lois de la nature : nous revoilà à la case départ.

Autre formulation : il y a interdépendance entre l'existence d'Israël et celle du monde, les deux sont liées à l'observance de la Torah, qui est garantie par D. .

Voilà donc les limites imposées par D. à notre liberté ; il ne pouvait pas se permettre de laisser dépendre le sort du monde de la bonne volonté fluctuante d'Israël par rapport à la Torah. Et c'est aussi ce que nous explique le Maharal de Prague à propos du don de la Torah au mont Sinaï. Le texte de la Torah nous dit : « Kol achèr dibèr Hachèm, naasé vénichma », Chémot (24;7), qu'Israël a accepté de s'engager librement à observer la Torah. Les 'Hakhamim, quant à eux, affirment dans un texte célèbre de la Guémara Chabbat (88a) que D. a suspendu la montagne au-dessus de leur tête en disant : « Si vous acceptez la Torah c'est bien, sinon vous mourrez écrasés. »

Où est la liberté, et surtout pourquoi D. avait-il besoin d'exercer une telle pression sur Israël, alors que les Bné Israël venaient d'accepter la Torah de plein gré ?

Le Maharal répond : « D. voulait éviter qu'un jour Israël puisse dire "de même que nous l’avons acceptée à l'époque de notre plein gré, nous décidons aujourd'hui d'abandonner la Torah". »

D. leur a donc forcé la main au départ pour bien leur prouver que leur liberté par rapport à un changement radical d'attitude envers l'observance de la Torah n'existe pas, du moins au niveau "collectif ": « lo tichakha'h mipi zaro », c'est aussi cela. C'est à la fois une assurance-vie pour Israël et la Torah et une barrière infranchissable par rapport à une volonté de quitter le giron divin de façon définitive.

Petites lumières pour le Chabbat, Grand-Rabbin Alain Weil

 



LES LOIS CONCERNANT LES TROIS REPAS DU CHABBAT

Le premier repas se prend le soir du Chabbat, le deuxième le matin, avant le milieu du jour (‘hatsot hayom), et le troisième peut se prendre depuis la demi-heure qui suit le milieu du jour, jusqu’au coucher du soleil. Si l’on prend son troisième repas (sé’ouda chelichit) avant cela, on n’est pas quitte (Choul’han ‘Aroukh 291, 2). Si l’on n’a pas pris son premier repas le soir de Chabbat, on prendra trois repas dans la journée.  Si l’on n’a pas eu le temps de prendre son deuxième repas avant le milieu du jour, on prendra deux repas après le milieu du jour.

tableLa partie essentielle du repas est constituée par le pain, car c’est l’aliment le plus important. Il y a une obligation de préparer de bons plats, que l’on a plaisir à manger. Beaucoup de personnes appréciant la viande, le vin et les fruits savoureux, il est donc d’usage d’en manger le Chabbat. En revanche, celles et ceux qui n’apprécient pas la viande et le vin prépareront d'autres plats qu’ils affectionnent particulièrement.

De l’avis des A’haronim, se fondant sur la Kabbale, c’est une mitzva de manger du poisson à chacun des trois repas. Plusieurs allusions sont trouvées à l’appui de cette recommandation : les poissons symbolisent la bénédiction et ils évoquent de plus une idée profonde : l’eau les recouvre, et le mauvais œil ne règne pas sur eux. Toutefois, si l’on n’éprouve pas de plaisir à manger du poisson, sa consommation n’est pas obligatoire (Maguen Avraham 242, 1).

Limiter sa consommation de nourriture est, il est vrai, une bonne attitude dans la vie. Cependant le Chabbat, manger généreusement (sans se rendre malade) est considéré comme une mitzva. Un malade qui n’éprouve pas d’appétit n’est pas obligé de manger copieusement lors des repas de Chabbat. Il s’efforcera néanmoins de manger un peu plus que la mesure d’un kabeitsa (volume d’un œuf environ) de pain, si cela lui est possible.

D’après le Midrach, Pniné Halakha


 

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Paru au Journal Officiel du 01/1990

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