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Parachat Pin'has : la réhabilitation de l'honneur du peuple


QUELS SONT LES THEMES ABORDÉS DANS PARACHAT PIN’HAS ?

La réhabilitation de l'honneur du peuple par le geste vengeur de Pin'has est confirmée par D. qui conclut avec ce jeune prêtre une « alliance de paix » en lui conférant ainsi une place particulière parmi les grands de la Nation. Un nouveau dénombrement est institué à la suite des différentes épreuves que le peuple a subies. Ce dénombrement ne comprendra pas les révoltés du désert, car eux « ne verront pas le pays ». C'est sur la base de ce recensement que le successeur de Moché, Yéhochoua, aura à attribuer les terres d’Erets Israël. À cette occasion, et sur l'initiative des cinq filles de Tselof'had, la Loi détermine des règles sur l'héritage qui rentreront en vigueur aussitôt après la prise de possession du pays. Solennellement, D. désigne Yéhochoua et ordonne son investiture en tant que futur chef du peuple. La Sidra s'achève par les ordonnances relatives au sacrifice du Chabbat et des jours de fête.

Source La Torah Commentée

 


 

Cette sidra justifie à sa manière le surnom du quatrième livre de la Torah : "le livre des dénombrements"; en effet, après avoir raconté le dénombrement des Bnéi Israël dans la sidra de Bamidbar, dénombrement qui se situe un peu plus d'un an après la sortie d’Égypte, voilà que la Torah nous fait part d'un deuxième dénombrement qui a lieu à la fin des quarante années passées dans le désert et qui se justifie par la nécessité d'attribuer à chacun son lot de terrain en Erets Israël.

Or, chaque fois qu'il y a dénombrement, la Torah insiste sur l'importance à ses yeux de l'individu, tant il est vrai qu'il existe un risque pour l'individu d'être noyé dans la masse; c'est particulièrement sensible dans cette sidra où les individualités ne manquent pas, à commencer par Pin'has, le zélote qui défraye la chronique en tuant devant tout le monde le chef de la tribu de Chimon.

Il est question du successeur de Moché : Yéochoua, le disciple fidèle de Moché, resté dans l'ombre et sur lequel tout à coup sont braqués les feux de la rampe. Et enfin, chose tout à fait originale, un groupe de cinq jeunes filles, cinq sœurs,  les filles de Tzelof'had, dont la Torah nous raconte  « vatiqravna benot Tzelof’had », qu'elles ont eu le courage d'aller jusque chez Moché, lui poser un problème qui leur tenait à cœur : leur droit à un morceau de terrain en Erets Israël. Leur raisonnement est simple : comme notre père est mort sans laisser de descendance mâle, nous devrions, nous, ses cinq filles, hériter du lopin de terre qui devait lui échoir. Qu'en est-il?

Moché est, apparemment, pris de court, ce qui fait qu'il présente leur requête à D. et reçoit comme réponse (v.7)

כן בנות צלפחד דוברות

נתון תתן הם אחוזת נחלה בתוך אחי אביהם

והעברת את נחלת אביהן להן

 

Ce passage est intéressant à plusieurs points de vue que nous allons passer en revue rapidement. Tout d'abord, il oppose un démenti cinglant à ceux ou celles de tout bord qui voient dans la Torah et le judaïsme une religion de "mâles", où la femme est un individu de seconde zone. Faux!

Certes, le Midrach sur le quatrième livre de la Torah attribue aux filles de Tzelof'had le raisonnement suivant : « l'Eternel n'agit pas à la manière des hommes ». Ces derniers prennent en considération les hommes plus que les femmes mais le Créateur, Lui, ne fait pas une telle distinction comme il est dit dans le Psaume de achré : « Sa miséricorde s'étend sur toutes ses créatures, vera'hamav al kol maassav. » Téhilim (145;9)

Cet exemple n'est pas unique dans la Bible qui nous rapporte de nombreux exemples de femmes ayant su prendre de grandes responsabilités à des moments particulièrement critiques, quand les hommes se montraient incapables de réagir.

Ainsi Rivka face à la faiblesse de Its’hak, qui se laisse manœuvrer par Essav ou Tsipora, qui, devant le danger qui menace son fils Eliézer, lui fait la mila et sauve la vie de son fils et celle de son mari. Ou encore Déborah, qui prend la direction d'une armée, que le général Barak ne veut pas commander seul.

Dire que le judaïsme relègue la femme au deuxième plan n'est donc pas exact.

Quant au fait que, pour la Torah, les femmes soient dispensées d'un certain nombre de mitsvot, il ne s'agit pas là d'un signe d'une moindre estime, mais bien plutôt d'une grande confiance que la Torah place en la femme, moins disponible du fait de ses occupations de mère et d'épouse; la femme a besoin de moins de mitsvot, de moins de rappels à l'ordre que l'homme.

Deuxième aspect intéressant de ce texte : la Torah retrace avec précision la généalogie de Tzelof'had, descendant de Ménaché. Et puis, elle reprend, comme si cela ne nous suffisait pas qu'il s'agit de Ménaché, fils de Yosseph; à quoi bon cette précision, ne savions-nous pas que Ménaché était un des deux fils de Joseph ? Certes, mais c'est pour nous montrer, dit Rachi, que ces filles étaient de dignes descendantes de leur ancêtre Yosseph qui, lui aussi, avait témoigné de son attachement à Erets Israël en adjurant ses enfants et petits-enfants de faire monter, le moment venu, ses ossements avec eux, pour les enterrer en Erets Israël, Cet attachement à Erets Israël, ici, dans ce livre de Bamidbar qui nous relate à longueur de chapitres les récriminations du peuple, qui n’a qu'un souhait, celui de retourner en Égypte, nous met du baume au cœur. Aussi Moché fut-il étonné par la demande formulée par les cinq sœurs. Tellement étonné qu'il en perdit complètement ses moyens et que la halakha qui lui avait été enseignée, lui a échappé. Selon certaines sources dont le Midrach se fait l'écho, ce serait d'ailleurs une "punition" pour Moché qui aurait fait preuve - une fois n'est pas coutume - d'un manque de modestie en déclarant : "vehadavar acher yiqché mikèm taqrivoun eilay". Dévarim(1,17)

"Si une affaire est trop difficile pour vous, déférez la moi."

Quoiqu'il en soit, ces cinq sœurs nous donnent ici une leçon de "sionisme" avant la lettre et de confiance en la promesse divine d'amener à bon port le peuple d'Israël.

Enfin, et c'est sur cette remarque que je terminerai, non seulement les filles de Tzelof'had ont mérité de voir leur nom figurer dans la Torah à propos de l'enseignement d'une halakha, mais leur démarche reçoit l'assentiment de D. : elles ont eu raison de revendiquer leur droit, interprète Rachi, qui conclut: achré adam chéHaqadoch Baroukh Hou modé lidevarav, "Heureux l'être humain à qui l'Eternel lui-même donne raison".

Comme quoi dans la vie, qui ne demande rien, n'a rien.

Lo habaychan lomèd, vebo haqapdan melamèd, disent les Pirké Avot : celui qui est timide ne progresse pas dans l'étude et le maître trop prompt à la colère, n'est pas un bon enseignant.

Petites lumières pour le Chabbat, Grand Rabbin Alain Weil

 



AVEC QUOI PROCÈDE-T-ON À L’ALLUMAGE DES BOUGIES DU CHABBAT ?

nerotD’après nos sages, le mieux est d’allumer avec de l’huile d’olive, car cette huile est facilement induite dans la mèche, et sa lumière est claire et pure (Choul’han ‘Aroukh 264, 6). L’huile doit être d’une qualité qui la rende facilement absorbable par la mèche. Cette dernière doit être tendre et absorbante, afin de puiser correctement l’huile. Dans le cas contraire, la flamme vacillerait autour de la mèche et sa lumière serait faible ; on craint que, en le voyant, on n’en vienne à ranimer la flamme, et à transgresser un interdit.

De nos jours, la majorité des femmes ont l’usage d’allumer des bougies de paraffine, dont la lumière est vive et plus stable.

En fait, il suffirait d’allumer une seule bougie : par elle, un éclairage serait prodigué à la maison. Mais on a pris l’usage d’allumer deux bougies, l’une se référant à la mitsva de zakhor (« souviens-toi du jour de Chabbat »), l’autre à la mitsva de chamor (« garde le jour de Chabbat »).

bougieCertaines femmes ont coutume d’allumer une bougie supplémentaire par membre de la famille; d’autres ont coutume d’en allumer sept, en référence aux sept jours de la semaine, d’autres encore ont l’usage d’en allumer dix, par rapport aux Dix Commandements. Ces différentes pratiques sont en usage lorsque la femme passe Chabbat chez elle; mais si elle est invitée chez d’autres personnes, l’usage veut qu’elle n’allume que deux veilleuses (Chémirat Chabbat Kéhilkhata 43, 3).

Il est de coutume qu’une femme qui aurait oublié, une veille de Chabbat, d’allumer les bougies, doive s’amender en allumant dorénavant une bougie supplémentaire, chaque vendredi (Rama 263, 1).

D’après le Midrach, Pniné Halakha


 

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Paru au Journal Officiel du 01/1990

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