Actualités

Parachat CHÉMINI : la disparition de Nadav et Avihou


QUEL EST LE SUJET TRAITÉ DANS LA PARACHA CHÉMINI ?

Le huitième jour après l'inauguration du sanctuaire, Aharon et ses fils sont solennellement investis de leur nouvelle fonction de prêtres. Des sacrifices solennels accompagnent la cérémonie. Aharon bénit le peuple. Le feu jaillit du ciel et consume l'holocauste offert. Un incident tragique, provoqué par un manque de discipline envers les prescriptions qui régissent dorénavant le service divin, coûte la vie aux deux fils d'Aharon, Nadav et Avihou. « Je serai sanctifié par ceux qui me sont proches ».

La Torah termine la partie réservée à l'institution du Temple par la défense du vin aux prêtres avant qu'ils entrent dans le Tabernacle. Vient ensuite la loi sur les animaux permis ou défendus à la consommation. Les caractères spécifiques des deux catégories pour les quadrupèdes, oiseaux, poissons, insectes et reptiles se trouvent énoncés par ces prescriptions.

 Source la Torah commentée

AU-DELA DE LA NATURE

« Pourquoi les fils d'Aharon ont-ils péri ? Parce qu'ils ont enseigné une halakha en présence de leur maître » rapporte Rachi. Et de quelle halakha s'agissait-il ? Celle d'apporter un feu étranger sur l'autel. Pourtant, la halakha elle-même ne stipule-t-elle pas : « Bien que le feu descendît du Ciel, on avait l'ordre d'en apporter un de la part des hommes » ? Quelle était donc leur faute?

Le Sefat Emet l'explique en soulignant que cet épisode s'est passé bayom hachémini, le huitième jour de l'intronisation des prêtres au service du Michkan. Le chiffre sept, nous enseignent nos Sages, représente la dimension de la nature : le monde a été créé en sept jours et tout ce qui se rapporte à ce chiffre désigne la perfection à atteindre ici-bas. Le chiffre huit indique le stade ultérieur, l'atteinte de l'au-delà, tout ce qui est léma'ala min hatéva, au-dessus de la nature.

Dans le système des lois naturelles, l'homme a un rôle à jouer. Dans ce qui est au-dessus de la nature, c'est D. seul qui intervient. C'est la raison pour laquelle précisément ce jour-là, ce Yom hachémini, contrairement aux autres jours, aucun feu ne devait être apporté par les hommes.

De même, la période de l'Omer où l'homme doit compter sept fois sept semaines, nous fait nous concentrer sur le travail de l'homme, cet effort que nous devons fournir pour mériter la Torah. Chavouot, c'est le couronnement qui se situe au-delà du naturel, du travail de l'homme: c'est la fête du Don de la Torah.

D. nous a donné la Torah sans aucune commune mesure avec l'effort que nous avons fourni pour l'acquérir. C'est un don gratuit de la part du Tout-Puissant, dans des proportions qui dépassent le naturel. Ainsi, dans la vie de tous les jours, l'homme a un rôle bien défini à remplir. Mais lorsque le cadre de la nature est dépassé et que l'on touche au domaine du miracle, l'homme doit se garder d'intervenir et laisser la Gloire de D. se manifester seule, pour la sanctification de Son Nom. C'est ce qui se passera au moment de la rédemption finale.

Les prophètes nous enseignent que la guéoula se produira en-dehors de toute contingence naturelle et que D. interviendra Seul, sans contribution humaine. Le seul effort que le peuple d'Israël ait à fournir est de faire téchouva, de revenir vers Lui. Aucun élément politique, militaire, économique ou autre n'aura à entrer en jeu. Si nous nous gardons d'apporter un « feu étranger », nous pourrons mériter d'être témoins de la Révélation de la gloire de D. sur la terre, biméhéra béyaménou.

 

LE POINT CENTRAL DE LA TORAH

Notre paracha a cela de particulier qu'elle se situe au milieu des cinq livres du Pentateuque. En effet, dans le chapitre 10 verset 16, il est dit: « daroch darach Moché » (Moché fit des recherches) et le 'houmach signale que le milieu de la Torah, en nombre de mots, se trouve exactement entre les deux termes, daroch darach, l'un étant compris dans la première moitié et l'autre dans la seconde.

D'autre part, dans cette même paracha, au chapitre 11 verset 42, il est dit: «kol holèkh 'al ga'hon, (tout ce qui marche sur ses flancs)» et le mot ga'hon est écrit avec un grand vav, ce vav délimitant le milieu de la Torah selon le nombre de ses lettres.

Ce n'est pas par hasard que ces deux expressions daroch darach et holèkh 'al ga'hon sont placées au centre de la Torah, selon le compte des mots et celui des lettres. Rachi explique que c'est du serpent que le verset parle en disant « holekh 'al ga'hon - qui marche sur ses flancs »; le serpent, c'est le na'hach haqadmoni, le serpent du premier péché symbolisant le yétser hara. La lettre centrale de la Torah, est ce grand vav qui s'élève au-dessus du serpent tel un bâton brandi contre le mauvais penchant.

En effet, Rachi sur la guémara (Baba Metsia 87) explique que chaque fois que le vav est plus grand que d'ordinaire, dans le Tanakh, cela signifie qu'il a le sens d'un « gouvernail, avec lequel le capitaine conduit le bateau pour l'éloigner des rochers et des embûches ».

Comment l'homme peut-il trouver la force de dominer, de dompter ce serpent tout-puissant qu'est le yétser hara et s'éloigner des pièges qu'il lui tend ?


Pour cela, nous devons prendre pour point de repère l'autre milieu de la Torah, celui qui est calculé d'après le nombre des mots. Le Ramban, dans l'introduction à son commentaire, précise que la Torah, à l'origine, était un assemblement de lettres (initiation aux codes ?) que D. a séparées en mots afin que le texte nous devienne compréhensible selon le sens premier. Pour nous donc, le milieu, le point de convergence de toute la Torah, est l'expression daroch darach. C'est la recherche, l'étude approfondie qui nous a été permise grâce à la séparation des lettres en mots. Et ces deux points centraux sont intimement liés.

L'homme ne peut venir à bout de son mauvais penchant qu'à travers l'étude de la Torah.

« J'ai créé le yétser hara et J'ai créé la Torah comme remède » a dit D. Nos Sages nous recommandent : « Si le mauvais penchant vient à te harceler, attire-le au Bet hamidrach » (le même terme que daroch darach). La seule manière de résister aux assauts de ce serpent, d'éviter les pierres et les embûches et de garder le contrôle de notre personne, c'est de s'adonner à l'étude avec ardeur. C'est ce principe essentiel qui constitue le pôle de toute la Torah.

 Rav Guerchon, Imrei Cohen

 



FAIRE LES COURSES POUR LE CHABBAT

C’est une mitsva de se délecter, le Chabbat, par des mets et des plats de choix, et par des boissons savoureuses, chacun selon ses moyens. Le Chabbat est béni d’un supplément de sainteté, qui se révèle dans l’âme et dans le corps, par la Torah, par la prière, mais aussi par les repas du Chabbat. Ainsi, l’esprit et la matière s’unissent. Les dépenses en l’honneur du Chabbat doivent être réalisées en fonction des habitudes de la semaine. Il s’agit d’acheter des aliments qui sont meilleurs que ceux que l’on a l’habitude de manger en semaine.

Si on est limité par le budget, on essaiera de diminuer les dépenses de la semaine afin de pouvoir ajouter à son ordinaire quelque chose de spécial en l’honneur du Chabbat. Nos sages ont enseigné que les moyens de subsistance de l’homme lui sont fixés d’un Roch Hachana (jour de l’an) à l’autre (Beitsa 16a); c’est à lui de faire attention comment gérer son budget, afin de ne pas se retrouver dépourvu. Les dépenses de Chabbat, de fêtes (Yom Tov), ainsi que l’argent dépensé pour que ses enfants étudient la Torah (talmud Torahsont une exception : si l’homme dépense moins pour de tels besoins, au ciel on lui réduit son budget, et s’il dépense davantage, son budget est augmenté (Touré Zahav 242, 1).

 D’après le Midrach, Pniné Halakha


LES PANIERS DE CHABBAT DE TSIDKAT-ELIAOU
L'association distribue au domicile des familles démunies de Jérusalem, dans la dignité et la discrétion 
toutes les veilles de Chabbat, une aide alimentaire et financière minimums (cartes magnétiques d'achat).
VOIR NOTRE VIDÉO EN CLIQUANT ICI


Faire un don


actions-tsidkat-eliaou
Tsidkat-Eliaou, le Hessed au quotidien à Jérusalem depuis plus de 25 ans.

DEVENEZ PARTENAIRES EN SOUTENANT NOS ACTIONS, MERCI

actions-tsidkat-eliaou

Association pour la Torah, l’Enseignement et les Mitsvot

Paru au Journal Officiel du 01/1990

Aides et secours aux nécessiteux

actions-tsidkat-eliaou
actions-tsidkat-eliaou actions-tsidkat-eliaou actions-tsidkat-eliaou
Partagez avec vos amis :
Découvrez Plus d'articles “Actualités”

Message du Gaon Hatsadik Rav Nissim Amsellem Zatsal

Fermer