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Parachat Bé'houkotaï : garder l'alliance sacrée


QUELS SONT LES SUJETS TRAITÉS DANS PARACHAT BÉ'HOUKOTAÏ ?

Bé'houkotai : le chapitre XXVI est entièrement consacré aux avertissements solennels que D. adresse au peuple en le mettant en garde contre toute infidélité et rupture de l'alliance sacrée. La paix et la prospérité, la sécurité nationale et le bien-être individuel seront les conséquences de la conduite impeccable, morale et physique du peuple. Mais toute l'horreur du châtiment divin se déclenchera dès que les fils d'Israël « rejetteront le joug ». La dure école de l'exil les conduira à travers les nations du monde jusqu'au jour où ils auront repris conscience de leur tâche essentielle, où l'ancienne alliance, qui n'est jamais rompue, les remettra à la place et au rang qui leur sont dûs et où une nouvelle ère de paix universelle accompagnera la réconciliation de la nation et de D.

Des ordonnances se référant aux vœux et aux dîmes achèvent le troisième livre de la Torah.

Source La Torah commentée


NB : En Houtz laaretz, on lit la paracha Béhar. Cliquez ici pour lire l'article.



 

LA TORAH AU CENTRE

Le début de la paracha Bé'houkotaï (26, 3) semble traiter, d'une façon générale, des récompenses promises à ceux qui observent les commandements divins.

« Si vous marchez dans Mes voies, observez mes décrets et les accomplissez, Je donnerai les pluies dont vous avez besoin, au moment favorable... » .

Rachi, de son côté, semble restreindre la portée de la première expression: «Si vous marchez dans Mes voies... » pour ne la rapporter qu'à l'étude intensive de la Torah. Ainsi donc, c'est l'étude de la Torah qui fixerait l'octroi des récompenses célestes. Pourquoi donner tant d'importance à la mitsva de Talmud Torah alors qu'elle ne constitue qu'un élément, certes primordial, de l'ensemble des 613 commandements ?

Par ailleurs, un midrach sur ce passage rapporte :

« J'ai calculé mes voies et je ramène mes pas vers Tes préceptes ! » (Psaume 119).

Voilà ce que le Roi David veut dire : « Chaque jour, je me préparais à aller à tel endroit, dans telle maison, mais mes pieds m'amenaient automatiquement aux maisons de prière et aux maisons d'étude. »

Etude de la Torah

Le campement du peuple d'Israël dans le désert était conçu de telle façon que le Sanctuaire se trouvait au centre. La maison de D., celle qui contenait la Loi de D. dans l'Arche de l'alliance, constituait le milieu géométrique de tous les chemins traversant le camp. Chacun, même celui qui résidait très loin du centre, était conscient d'appartenir à un système dont la Torah forme nécessairement le point central.

C'est cela que Rachi veut souligner: pour accomplir son devoir vis-à-vis du Créateur, il n'est pas indispensable de s'occuper exclusivement de l'étude de la Torah. Toutes les options de l'existence peuvent être valables à condition de prendre inconditionnellement ses références dans le Choul'han aroukh.

C'est dans ce sens que l'on peut également interpréter le midrach rapporté plus haut.

Le Roi David dirigeait ses pas chaque jour vers les endroits les plus divers. L'éventail de ses activités était extrêmement large et varié, mais il savait que partout et toujours, le point central de sa vie se trouvait au Bet Knesset ou au Bet Midrach. C'est dans la Torah, et la Torah seule qu'il trouvera les indications qui seront les jalons de son existence.

A l'intérieur du Judaïsme, nombreux sont ceux qui "habitent loin du Centre", qui ont abandonné partiellement, en grande partie ou totalement, les pratiques ancestrales. Nous n'avons pas le droit de nous désintéresser d'un seul d'entre eux; tous font partie du "campement", à condition toutefois qu'eux-mêmes considèrent qu'ils y sont inclus, c'est-à-dire que la Torah dont ils sont éloignés forme le centre de leur système de valeurs.

Cependant, s'ils essayaient de se rassembler en un groupe dont le noyau ne serait plus la Torah éternelle, ils se placeraient en dehors du "camp" et empêcheraient, par cela même, la suite du dialogue. De nos jours, la Yéchiva remplace le Sanctuaire dans le désert. La Yéchiva n'est pas seulement une maison d'étude, elle est le carrefour de tous ceux qui, envers et contre tout, veulent maintenir intacte la chaîne plusieurs fois millénaire de la tradition juive.  


LES SEPT ÉCHELONS DU GUÉHINAM

 « Si vous ne M'écoutez point et que vous cessez d'exécuter tous ces commandements; si vous dédaignez Mes statuts et que vous prenez Mes lois en aversion pour ne plus observer Mes préceptes et rompre Mon alliance... » (26, 14-15)

Par ces sept expressions, explique Rachi, la Torah nous décrit le processus de la dégradation spirituelle. Une faute en entraîne une autre, jusqu'à arriver à la septième, à la rupture « rompre Mon alliance » : c'est le reniement de l'Essentiel, dit Rachi, la négation de la Foi.

Et voici leur enchaînement tel qu'il est énoncé par nos Sages : si l'homme n'étudie pas, il en arrivera à ne plus pratiquer. Se sentant fautif, il dédaignera les Juifs pratiquants jusqu'à haïr les rabbanim parce qu'ils le mettent en garde et lui font des remontrances. Par dépit, il mettra tout en œuvre pour empêcher les autres d'observer la Torah et, pour prouver qu'il a raison, il reniera le système des mitsvot et finalement l'existence de D.

EmounaCette analyse nous démontre que l'athéisme prend sa source dans la faiblesse humaine. Lorsqu'un homme se laisse aller à la paresse ou au vice, il élaborera une série de 'théories philosophiques' pour se donner bonne conscience et prouver qu'il agit avec honnêteté. Sa position théologique est conditionnée par sa position morale. Pour faire taire ses remords, il efface tout simplement la réalité de la transgression.

C'est l'image de ce général, disait le 'Hafets 'Haïm, qui ne parvenait pas à conquérir une ville jusqu'à ce qu'une idée géniale lui traversât l'esprit. Il demanda une carte et, avec une gomme, il effaça tout simplement le point noir qui désignait la ville imprenable et de cette façon... La bataille fut gagnée !

« Les hommes ne se sont tournés vers l'idolâtrie que pour se permettre la débauche » dit le Talmud. Si les mauvaises passions sont condamnables, il n'y a qu'à les déifier ! Qu'il y ait un dieu de la guerre, un dieu du vol, de l'amour, etc.

De nos jours, ces divinités n'existent plus mais on légalise tout au nom de la liberté, la tolérance, la mode, l'art, la psychanalyse, la politique, l'argent... On pense qu'un non-religieux se conduit comme il le fait parce qu'il ne croit pas en D. ou en la Torah mais c'est le contraire qui est vrai: c'est parce qu'il veut vivre comme bon lui semble qu'il professe des théories mensongères. Les thèses hérétiques et athéistes de tous les temps n'ont été élaborées que pour légitimer la soustraction à toute loi ou devoir ! Rabbi Dessler rapporte à ce propos l'histoire de Caïn (Mikhtav méEliyahou I, p.174) fort contrarié que l'offrande d'Abel ait été acceptée plutôt que la sienne (car il avait présenté à D. ce qu'il avait de moins bon). D. lui apparaît alors pour lui dire qu'il ne doit pas désespérer et qu'il a la possibilité de s'améliorer et de dominer son mauvais penchant s'il ne veut pas succomber. Mais le verset suivant dit: «Et Caïn parla à son frère Abel» (Bérèchit 4, 8) sans expliciter ses paroles. Qu'a-t-il dit ?

Le Targoum Yérouchalmi nous le révèle: « Il n'existe ni justice ni juge ni monde futur ! » Comment un homme né dans le Gan Eden, qui vient d'entendre la parole de D. peut-il nier l'évidence d'un seul coup, devenir un apikoros, un hérétique ²? C'est que sa jalousie extrême le poussait à éliminer son frère mais cela ne concordait pas avec la connaissance qu'il avait de D. Il a donc préféré se dérober à la Vérité, affirmer sa théorie agnostique en dépit de toute logique plutôt que de surmonter son sentiment de jalousie.

C'est la démarche de tout hérétique, dit Rav Dessler. Au fond de son cœur, chaque homme reconnaît la Vérité. Cependant ses mauvais penchants l'entraînent à commettre des fautes que sa conscience ne peut permettre. Son subconscient le pousse alors à résoudre son dilemme en professant des doctrines hérétiques ou agnostiques. Il n'y a pas de plus grand mensonge que l'apikorsout. L'athée n'a pas l'excuse de la sincérité de sa position !

« Tout Israël a une part au monde futur... et voici ceux qui n'ont pas droit au monde futur: celui qui renie l'Essentiel » dit la guémara. La Torah nous enseigne dans cette paracha que l'origine de la dégradation menant au niveau le plus bas du guéhinam est «si vous ne M'écoutez pas », c'est-à-dire, si vous ne vous adonnez pas avec assiduité à l'étude de la Torah (Rachi 26, 14). Le refus de l'effort, le relâchement dans l'étude peut avoir de graves conséquences si l'on n'essaie pas de s'améliorer.

Et de même «qu'une 'avéra en entraîne une autre, une mitsva en entraîne une autre ». Le moindre effort dans l'étude de la Torah marquera le début d'une chaîne menant, avec l'aide de D., à une ascension spirituelle qui nous apportera, dans ce monde comme dans le monde futur, toutes les bénédictions divines.

Rav Guerchon, Imrei Cohen




 


HONORER LE CHABBAT PAR LA PRÉPARATION DE LA MAISON

Il faut préparer la maison en l’honneur du Chabbat : la nettoyer, dresser joliment la table, mettre une belle nappe...  Il est important que, pendant toute la durée du Chabbat, la maison et la table soient ordonnées comme il convient (Choul’han ‘Aroukh 262, 1).

De même, il convient de dresser la table du Chabbat, avant chacun des repas, avec de belles assiettes, de jolis couverts, de beaux verres.

D’après le Midrach, Pniné  Halakha




À L'OCCASION DE LAG BAOMER FAITES-VOUS BÉNIR PAR NOS RABBANIM

Les rabbanim de Tsidkat-Eliaou se rendront, béézrat Hachem, sur les tombes des vénérés Tannaïm et Tsadikim afin de prier pour vous ! Ces prières seront d’une importance exceptionnelle pour une grande ségoula en termes de Parnassa, de parfaite santé, de longue vie, de guérison, de réussite, pour avoir des enfants, de zivoug tov (trouver un époux (se)), le Chalom Baït , la sérénité, pour une délivrance de tout mal, Leida Kala. Ces prières seront récitées pour chaque donateur, en leur nom, sur les tombes de ces vénérés Saints avec allumage de bougies et lecture des Téhilim et du Tikoun Haklali.





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Paru au Journal Officiel du 01/1990

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