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Parachat ‘Hayé Sarah : de la disparition de Sarah et d’Avraham au mariage d’Yts’hak

sarah


QUELS SONT LES SUJETS TRAITÉS DANS PARACHAT ‘HAYÉ SARAH ?

La Sidra débute par l’annonce de la disparition de notre matriarche Sarah, à l’âge de 127 ans, à Kiryath-Arba. Pour 400 shekels d’argent, Avraham achète la caverne Makhpélah située à Hévron, à Éfron le Hittite afin d’inhumer Sarah. Après cette épreuve douloureuse, Avraham décide de trouver une épouse pour Yts’hak et dans ce but, il mandate Éliézer, son serviteur, à H’aran son pays d’origine. Il ne veut surtout pas que son fils épouse une Cananéenne. Éliézer, accompagné de 10 chameaux chargés de nombreux cadeaux, arrive à destination et fait une halte devant un puit. Il s’adresse à Hachem pour trouver un ‘‘signe’’ qui l’aiderait à reconnaître la jeune femme destinée à épouser Yts’hak…  « Eh bien, la jeune fille à qui je dirai : ‘‘Veuille pencher ta cruche, que je boive’’ et qui répondra : ‘‘Bois, puis je ferai boire aussi tes chameaux’’, puisses-tu l'avoir destinée à ton serviteur Yts’hak et puissé-je reconnaître par elle que tu t'es montré favorable à mon maître! » (24.14)

C’est exactement ce que fit et dit une jeune femme nommée Rivkah, qui, une fois la discussion engagée, l’informe qu’elle est la fille de Béthouel, le neveu d’Avraham. Rivkah informe sa famille de cette rencontre, qui invite Éliézer dans sa maison pour se restaurer ainsi que pour s’occuper de ses chameaux. Le serviteur raconte alors la raison de sa venue et le désir d’Avraham de trouver une épouse à son fils. Rivkah accepte de suivre Éliézer, avec l’accord de sa famille : « C’est de l’Éternel que la chose émane. Nous ne pouvons t’en dire ni mal ni bien. Voici, Rivkah est devant toi : prends-la et va et puisse-t-elle être une épouse pour le fils de ton maître comme l’Éternel l’a dit » (24.50). De retour en Eretz Canaan, chez Avraham, Yts’hak épouse Rivkah et la Sidra de préciser qu’« elle fut pour lui une épouse et il l’aima ; et Isaac se consola de sa mère. » (24.66)

Avraham se marie avec Kétourah (qui selon les commentateurs est Hagar) qui lui donnera six fils. C’est à l’âge de 175 ans que le patriarche quitte ce monde en ayant fixé, au préalable, les termes de son héritage : « Avraham fit don à Isaac de tout ce qu’il possédait. » (25.5) Ses fils Yts’hak et Ichmaël l’ensevelirent dans le caveau de Makhpélah où se trouve Sarah.

La Sidra prend fin avec la disparition d’Ichmaël à l’âge de 137 ans, précisant sa descendance à cette occasion. 




Tout au long d'un chapitre, la Torah nous donne une profusion de détails concernant les transactions entre Abraham et les fils de ‘Hèt au sujet de la caverne de Makhpélah à 'Hévron. Ce terrain deviendra le caveau familial d'Abraham et de ses descendants. Pourquoi la Torah nous rapporte-t-elle cette négociation dans ses moindres détails ?

Rachi essaie de nous expliquer l'importance de cet achat à travers l'étymologie du nom Makhpélah : "double" caveau. Pourquoi double ?

D ‘abord parce que ce sont des couples qui y seront enterrés et pas n'importe lesquels : Adam et Eve, Abraham et Sarah, Isaac et Rébecca, Jacob et Léa. Ensuite parce que, quiconque est enterré à cet endroit est sûr d'avoir droit au monde futur (à la seconde vie).

Comment Abraham a-t-il "découvert" cet endroit où étaient enterrés Adam et Eve? Un peu "par hasard", dans le cadre de l'accueil exceptionnel qu'il avait réservé aux trois "messagers" divins (au début de la Sidra de Vayéra).

Notre texte n'a pas fini de nous étonner. La Guémara Qidouchin (2 a) nous apprend : "La femme est acquise de trois façons : par de l'argent, par un contrat et par cohabitation". ‘’oubékéssèph mana léi ” demande la Guémara, d'où apprend-on que l'on peut prendre femme en lui donnant de l'argent ? גמר קיחה קיחה משדה עפרון

On le déduit par un procédé analogique.

Il est écrit dans le contexte du mariage : Dévarim (24;1) kétiv ha'kha, kiyiqa'h ich ichah, "quand un homme prendra femme," et il est écrit dans notre Sidra Béréchit (23;13) : oukhetiv hatam, natati kessef hassadé qa'h miméni, “j’ai donné l'argent du champ, prends-le de moi”. C'est donc à partir d'un verset tiré de notre Sidra qu'on apprend un des modes d'acquisition en matière de mariage en particulier.

Pour le mariage, cet argent doit être remis par le mari à sa femme devant témoins et c'est à ce moment qu'il prononce la formule ‘haré at méqoudéchèt li. “Tu m'es consacrée par cet argent..."

Dans le cas du champ, il y a transaction : Abraham donne l'argent qui lui appartient à Éphron, et quand Éphron l'accepte, Abraham acquiert en contrepartie le champ. Vous remarquerez que le verbe qa'h "prend" qui définit la transaction s'applique non pas à l'action d'Abraham qui acquiert le champ, mais à Éphron qui prend l'argent. Comment se fait-il que les Sages n'ont pas trouvé mieux, comme source scripturaire pour définir ce mode d'acquisition dans le mariage, que cet acte d'Éphron, se situant qui plus est dans le contexte des funérailles de Sarah ?

Rav Frankforter propose la réponse suivante : Abraham et Sarah représentent dans le projet divin le premier couple qui a réussi sa vie, en ce sens qu'ils ont su trouver derrière les contradictions apparentes qu'offre le monde matériel, l'unité cosmique première.

Le monde, dans son aspect premier, se présente en effet sous forme d'oppositions comme lumière et obscurité, matière et esprit, corps et âme, mal et bien, vie et mort, positif et négatif, bénédiction et malédiction.

Si l'on regarde de plus près, on constate que souvent, ce qui apparaissait comme opposé de façon irréductible, peut être considéré sous l'angle de la complémentarité.

Abraham est désigné, au moment de l'enterrement de Sarah, par l’expression ‘haver haniqbar bé‘hévrone "l'homme érudit (’Haver) qui sera enterré à ‘Hévron", mais ‘Haver est aussi l'homme qui fait le ‘hibour, la jonction, l'unification entre les contraires. Abraham et Sarah ont œuvré toute leur vie pour rapprocher les hommes de leur Créateur, pour combattre l'idolâtrie, c'est-à-dire la multiplicité des dieux, et ramener les gens à la foi en un seul D. ainsi que pour rapprocher les hommes entre eux.

Avec la mort de Sarah, cette tâche aurait pu connaître une interruption, la mort aurait pu creuser à nouveau un fossé entre les couples d'opposés qu'Abraham et Sarah s'étaient efforcés de rapprocher. En découvrant les corps d'Adam et Eve, entiers dans leur enveloppe corporelle, entourés d'un halo de lumière, Abraham a compris que la vie continuait par-delà la mort, une autre sorte de vie, qui s'inscrivait d'une certaine manière dans la continuité de l'œuvre qu'on avait accomplie dans ce monde.

Pour en revenir maintenant à la question : pourquoi apprendre de ce contexte - la transaction entre Abraham et Éphron- la possibilité de se marier békéssèph , on peut répondre que le késsèph, l'argent, représente le kissouph, le désir.

Quand on se marie, il ne faut pas se poser comme tsadiq, ignorant les joies matérielles, il ne faut pas refouler les aspirations légitimes du corps, mais il faut aussi savoir que le mariage ne réussit que dans la mesure où il y a échange. Et c'est là le sens de la comparaison avec la “transaction commerciale" : de même qu'Abraham donne de l'argent et reçoit le champ en contrepartie, de même à l'intérieur d'un couple, il faut savoir donner si on veut recevoir en échange.

Si les lois concernant le mariage se situent dans le contexte de la mort de Sarah, c'est parce que la réussite de leur vie de couple se juge à l’aune de l'éternité.

Source: Petites Lumières pour le Chabbat, Grand Rabbin Alain Weil




L’IDÉE DE MÉNOU’HA LE CHABBAT

chabbatLe Chabbat est appelé ‘‘Yom ménou’ha’’ soit un jour de repos. La définition répandue du repos est peu ressemblante à ce que la Torah appelle ménou’ha. On ne nous demande pas de nous allonger dans un hamac toute la journée et de nous reposer dans ce sens-là. Ménou’ha est en fait une réalité spirituelle améliorée, un état de bien-être intérieur – un repos vécu particulièrement en s’abstenant de faire une mélakha. Cela demande de sortir du monde physique pour se plonger totalement dans l’univers de Chabbat.

La ménou’ha n’est pas uniquement un repos, mais une réalité spirituelle intense de paix et de sérénité résultant de l’interruption de tout travail productif. De plus, ressentir profondément la ménou’ha de Chabbat nécessite de se détacher mentalement de notre semaine de travail. Cela est réalisable uniquement si l’on parvient à se convaincre que l’on a accompli toutes nos tâches, si l’on apprécie l’immense sainteté intrinsèque de Chabbat et si l’on se comporte différemment de la semaine. Enfin, lorsqu’une personne reconnait que la Création est parfaite, que D.ieu a un plan directeur pour chacun d’entre nous et que tout ce qui arrive, tant sur le plan cosmique que sur le plan individuel, fait partie de Son plan et se révèlera donc être pour le bien, elle pourra arriver à la tranquillité d’esprit authentique qu’est la Chabbat ménou’ha.

Source : Olami


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Paru au Journal Officiel du 01/1990

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