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Parachat PÉKOUDÉ : L’inventaire et la construction du Michkan


QUELS SONT LES SUJETS TRAITÉS DANS PARACHAT PÉKOUDÉ ?

La Sidra nous conte le récit de l'édification, qui reprend tous les détails déjà énoncés dans les textes précédents et s'achève sur des comptes méticuleux donnant le total de l'or, de l'argent, de l'airain et des matériaux divers employés pour les travaux. Le Michkan dressé, tout est présenté à Moché qui, après un rapide examen, constate que l'ouvrage, achevé, est entièrement conforme aux ordres de D. : il bénit le peuple.

Le premier jour du premier mois, la tente sacrée est inaugurée. Les fils d'Aaron sont immédiatement appelés à leur service et la gloire de D., une nuée épaisse, couvre la tente d'assignation. Dorénavant, le tabernacle accompagnera tous les déplacements du peuple durant la longue période de ses pérégrinations et D. devient ainsi le véritable conducteur de ce peuple qui lui est consacré à jamais.

Le deuxième livre de Moché s'achève sur l'image de paix et de calme d'Israël organisé et groupé autour du centre spirituel de sa vie sociale.

 

Source : La Torah Commentée




LA BÉNÉDICTION DE MOCHÉ RABBÉNOU

« Et Moché vit tout le travail et voici ils l'avaient accompli comme D. avait ordonné, ainsi l'avaient-ils fait ; et Moché les bénit. » (39, 33)

Quelle bénédiction Moché leur donna-t-il? demande Rachi. « Il leur dit : "yéhi ratson, que Sa volonté soit que la Chékhina réside dans l'œuvre de vos mains" ».

On peut s'étonner que Moché leur donnât une telle bénédiction alors que D. avait déjà dit : « Ils feront pour Moi un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux. »

Le 'Hokhma 'im na'hala répond à cette question. Dans la parachath Chémini, il est écrit (Vayiqra 9, 6) : « Moché dit : "Cette chose que D. a ordonnée, vous [la] ferez et la Gloire de D. vous apparaîtra. »

Le midrach explique ce verset ainsi : « Lorsqu'ils achevèrent le michkan, Moché dit aux Enfants d'Israël : "Ce même yétser hara, ôtez-le de votre cœur et servez D. dans la crainte et avec un seul cœur et ainsi, la Gloire de D. se révèlera à vous". »

De quel yétser hara s'agit-il ? demandent les commentateurs et le 'Hokhma im na'hala propose l'interprétation suivante:

La parachath Chémini relate l'inauguration du Michkan construit par les efforts de tous les Enfants d'Israël. Mais à ce stade, un danger les guettait : celui de croire qu'ils étaient arrivés au but, au summum de leur ascension. Ce yétser hara, c'est celui de la suffisance après l'œuvre accomplie, c'est le risque de ne plus vouloir fournir d'efforts.

Or, en réalité, la construction du Michkan n'était qu'un point de départ. Dès lors commençait le travail de sanctification personnelle pour que se réalise la parole divine : « Ils me feront un sanctuaire et Je résiderai parmi eux. »

La bénédiction de Moché « que Sa volonté soit que la Chékhina réside dans l'œuvre de vos mains » signifie, selon le midrach : Eloignez de votre cœur ce sentiment de complaisance. Vous mériterez alors, par la constance de votre ascension spirituelle, la révélation de la présence divine.

Ce yétser hara guette tout homme qui vient de surmonter une épreuve. Un sentiment de suffisance peut le mener à l'immobilisme, ou pire, à une régression spirituelle. Il ne doit jamais oublier que le triomphe d'une épreuve n'est que le point de départ pour l'épreuve à venir. Ainsi, d'échelon en échelon, il s'élèvera vers une reconnaissance plus grande de la royauté divine et il réalisera pleinement le but de son existence sur terre.

 À CHACUN SON FIL D'OR

Nos Sages nous enseignent que la construction du Michkan a été conçue sur le modèle de la Création du monde et sur le modèle de l'Homme. Ils établissent un rapport entre les ustensiles du Michkan et les éléments de la Création d'une part et le lien entre l'âme et le corps humain, d'autre part.

Or, souligne le Qédouchath Lévi, il est dit à propos de la Genèse : « D. avait à l'esprit de créer le monde avec l'attribut de Justice mais Il y associa l'attribut de Miséricorde. »

Pour les Justes, il eût mieux valu que le monde soit régi par la qualité de Justice car leur récompense aurait été plus grande ! Cependant, l'attribut de Miséricorde était nécessaire pour que le monde puisse se maintenir même si l'homme n'atteint pas la perfection. L'or, le matériau le plus noble, représente la midath hadin, la Justice divine. L'argent ou le cuivre désignent la midath hara'hamim, la Miséricorde divine.

Dans la construction du Michkan, les plaques d'or ont été coupées pour en faire des fils d'or qui furent mélangés aux autres fils. Ils étaient présents dans la confection de tous les tissus des tentures, des rideaux et des habits sacerdotaux. Cela signifie qu'à l'instar du Michkan, le monde peut exister même s'il n'est pas parfait, mais la présence des « fils d'or », des Tsadiqim, est indispensable : « Tsadiq yessod 'olam - le Juste est le fondement du monde .»

D'autre part, cela nous rappelle que chacune de nous est constitué de « fils d'or » mélangés aux autres fils. Chaque Juif a la possibilité d'être un Tsadiq, d'atteindre la perfection dans un certain domaine, à certains moments de son existence. Chacun possède son propre fil d'or, sa potentialité d'atteindre la perfection. C'est ainsi que pendant la prière de la Amida, à laquelle la construction du Michkan a également été comparée, nous nous tenons debout, les pieds joints, pour ressembler aux anges au pied unique « véraglélhem réguèl yéchara ».

C'est dans de sens que les maîtres de Moussar nous recommandent d'accomplir au moins une mitsva spécifique de la façon la plus parfaite possible, dans la pratique comme dans l'esprit; cette mitsva particulière accomplie à la perfection peut donner un sens à toute notre existence !

 Source : Rav Guerchon, Imrei Cohen


  

SORTIR SON ANIMAL LE CHABBAT ?

Lorsque l'on possède un chien destiné à la distraction ou bien un chien guide aveugle, est-il permis de le déplacer pendant Chabbat ? De même, est-il permis de sortir dans les rues avec un tel chien ? Avant tout, nous devons faire remarquer que les personnes qui craignent la parole d’Hachem n’ont pas l’usage de posséder des chiens chez eux. Il existe plusieurs raisons à cela enseignées notamment dans le Midrach (Vaykra Rabba chap.22).

Par conséquent, selon la Halakha, il n’est généralement pas vraiment approuvé d’élever des chiens ou des chats, excepté en cas de nécessité et à la condition que les exigences de la Halakha soient respectées. Cependant, les gens qui élèvent des chiens chez eux, doivent veiller également à ce que les chiens n’effrayent pas les gens. De même, ils doivent aussi veiller à ce que le chien ne détériore les biens de qui que ce soit, quelle que soit la manière.

Chabbat, il est certain qu’il est interdit de soulever un chien ou un chat. En cas de nécessité, lorsqu’on élève un chien chez soi et que l’on désire sortir avec lui pendant Chabbat, même s’il est interdit de déplacer le chien avec les mains, malgré tout il est permis de marcher avec lui lorsque le chien est attaché à une laisse, en particulier pour une personne non voyante qui marche pendant Chabbat avec un chien guide aveugle.

 Source : Hévrat Pinto


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Paru au Journal Officiel du 01/1990

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