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Parachat Vayélekh : « Sois fort et vaillant ! »


QUELS SONT LES SUJETS TRAITÉS DANS PARACHAT VAYÉLEKH ?

Notre sidra se situe le dernier jour de la vie de Moché, alors âgé de 120 ans. Il annonce au peuple que son heure est proche et qu’il confie dès lors sa destinée à son successeur Yéochoua. Ainsi, il précise : « L'Éternel, ton Dieu, marche lui-même devant toi; c'est lui qui anéantira ces peuples devant toi pour que tu les dépossèdes. Yéochoua sera ton guide, comme l'Éternel l'a déclaré. » Moché demande à son successeur d’être « fort et vaillant » car « L'Éternel lui-même marchera devant toi, lui-même sera à tes côtés… ». Il renouvelle également cette demande au peuple d’Israël, l’appelant à être « fort » et à ne pas craindre ses ennemis une fois en terre de Canaan. Moché achève l’écriture du séfer Torah et le transmet à la tribu de Lévi, qui le place dans l’Aron Hakodech, l’Arche Sainte. La Torah devra être lue tous les sept ans (juste après la Ch'mita) par le Roi, devant l’ensemble du peuple qui se réunira pour l’occasion, au Temple. Et si, en fin de paracha, Moché Rabbénou sait que le peuple peut se détourner de la Torah, il est conscient que celle-ci n’en restera pas moins éternelle.




« Moché alla et adressa ces paroles à tout Israël. Il leur dit : “Je suis aujourd’hui âgé de cent-vingt ans, je ne pourrai plus aller et venir.ˮ » (Dévarim 31, 1-2)

Comme le laissa entendre Moché à travers ces mots, il avait atteint le terme de sa vie (cf. Roch Hachana 11a). Après avoir réprimandé les enfants d’Israël, depuis le début de la section de Dévarim, il s’apprêtait à les quitter. Mais, où donc alla-t-il, au milieu de son discours au peuple juif ? Comme nous le savons, les sections Nitsavim et Vayélekh sont, la plupart du temps, lues le même Chabbat. Quel est donc le lien les unissant ?

moiseVayélekh nous rapporte que Moché écrivit un séfer Torah, qu’il remit ensuite aux Cohanim, appartenant à sa propre tribu, celle des Lévi. Pour quelle raison agit-il ainsi ? Si les enfants d’Israël venaient à prétendre que la Torah n’est pas d’origine divine et n’a pas été donnée par l’intermédiaire de Moché, les membres de sa tribu pourraient leur prouver leur erreur en leur montrant ce séfer Torah, écrit sous la plume de Moché.

De plus, ce dernier ne se contenta pas de transcrire la Torah, mais, une fois cette tâche accomplie, il prit à témoin le ciel et la terre, créations éternelles, qu’en cas de non-respect de celle-ci, le peuple juif serait puni. D’ailleurs, le peuple lui-même était conscient que tous ses malheurs étaient à imputer à sa mauvaise conduite, comme il est dit : « Lorsqu’alors fondront sur lui des maux nombreux et des épreuves, ce cantique portera contre lui témoignage, car la bouche de sa postérité ne l’oubliera pas. » (Dévarim 31, 21)

Moché prit également à témoin la Torah elle-même, comme il est écrit : « Prenez ce livre de la Loi et déposez-le sur le côté de l’Arche d’alliance du Seigneur votre D.ieu, et il restera là, comme témoin. » (Ibid. 31, 26) En d’autres termes, si les Béné Israël ne respectaient pas la Torah, elle l’attesterait à leur sujet, ce qui entraînerait sur eux des malheurs. Aussi, avaient-ils d’ores et déjà tout intérêt à savoir qu’il leur était interdit de se relâcher.

Dès lors, nous comprenons le sens des mots de notre verset « Moché alla » : il alla écrire un séfer Torah, afin de le prendre à témoin de la conduite des enfants d’Israël et de les prévenir de leur devoir d’être toujours fidèles à ses lois. Le lien entre les sections Nitsavim et Vayélekh s’éclaircit du même coup. La première s’ouvre par la phrase « Vous vous tenez tous, aujourd’hui » (ibid. 29, 9). Or, selon le Zohar (II 32b), le terme « aujourd’hui » fait invariablement référence à Roch Hachana. Cet incipit fait donc allusion à ce premier jour de l’année, durant lequel tous les êtres humains comparaissent en justice devant le Saint béni soit-Il, qui s’apprête à prononcer Son verdict à leur sujet, « qui vivra et qui mourra, qui au terme de sa vie et qui prématurément, etc. ».

Toutefois, bien que Roch Hachana soit le jour du jugement, nous ne devons pas, sous l’effet de la crainte, tomber dans le désespoir, mais au contraire, nous réjouir et être confiants dans la Miséricorde de l’Éternel, qui nous jugera sans doute favorablement. Chacun d’entre nous se renforcera donc dans le droit chemin et utilisera à bon escient tout instant de sa journée pour servir le Créateur. De la sorte, arrivé le jour de Roch Hachana, il sortira blanchi et sera inscrit et scellé pour une bonne année, placée sous le signe de la bénédiction.

Tel est donc le sens profond de la juxtaposition de nos deux sections lues, presque chaque année, autour de Roch Hachana et de Kippour, lorsque nous nous présentons au jugement et en ignorons l’aboutissement. En cette heure décisive, l’essentiel est d’être résolus à aller (Vayélekh) de l’avant, à nous raffermir dans les voies divines, à étudier la Torah et à l’enseigner à nos enfants, comparables à la tribu de Lévi. De cette manière, elle reposera dans son arche, c’est-à-dire sera ancrée en eux pour toutes les générations.

C’est ce que fit Moché avant son décès. Avant de quitter ce monde, il enseigna aux enfants d’Israël la manière d’éduquer leurs enfants. Il les sensibilisa à l’importance de leur transmettre une éducation pure, de les mettre en garde contre le danger de s’égarer dans des champs étrangers, de leur enseigner leur devoir de se tenir toujours devant l’Éternel, animés d’une foi entière, et de leur indiquer comment suivre la voie de la Torah avec la plus grande fidélité.

C’est pourquoi, en dépit du bel âge auquel Moché parvint, « son aspect n’avait pas changé, sa vigueur ne l’avait pas fui » (Dévarim 34, 7). Avec le zèle d’un jeune homme, il alla chercher des parchemins et de l’encre pour y écrire, aux yeux de tout le peuple, un séfer Torah, avec toutes les intentions requises. Malgré sa vieillesse, il désirait enseigner aux enfants d’Israël l’essence de la Torah et la vertu de ceux qui l’étudient continuellement. Il leur communiqua ainsi le message selon lequel il n’existe pas de limite d’âge pour étudier.

La section de Vayélekh met donc en scène la vaillance de Moché qui, nonobstant son âge avancé, poursuivit sa tâche d’enseigner la Torah et la morale aux enfants d’Israël. À travers sa persévérance, il leur signifia qu’il existe des moments où il faut se tenir immobile (nitsavim), s’en tenir à ses principes, et d’autres où, au contraire, il s’agit d’avancer (vayélekh).

Source Hevrat Pinto : nous souhaitons formuler nos meilleurs vœux de réfoua chéléma au Rav David Hanania Pinto Chlita et diffuser son enseignement à travers cet article.


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YÉOCHOUA SERA TON GUIDE

« L’Éternel, ton D.ieu, marche lui-même devant toi… Yéhochoua sera ton guide. » (Parachat Vayélekh, 31.3)

Si l’Éternel est à la tête pour faire traverser le Yardène (le Jourdain) au peuple, pour quelle raison le texte annonce-t-il par la suite, « Yéhochoua sera ton guide » ? Mochè se fait rassurant. Pour votre pardon, D.ieu Lui-même l’exprimera. Ôbèr, a, en fait, le même sens que ‘‘Ôbèr âl pèchâ’’qui pardonne les péchés. En effet, lors de la faute du veau d’or D.ieu n’avait-il pas suggéré à Mochè d’intercéder en faveur des Béné Israël.

Quant aux conquêtes, c’est encore à D.ieu qu’il faut attribuer le mérite et non à Mochè. C’est pourquoi le texte souligne : « C’est D.ieu qui anéantira ces peuples devant toi…, comme il a traité Sihone et Ôg. » Mochè n’a agi que comme intermédiaire. Pour l’intermédiaire, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. « Yéhochoua sera ton guide comme l’Éternel l’a déclaré. » Yéhochoua remplacera Mochè dans ces deux fonctions.

retourPour Maor wa-Chèmèche, le texte prend un autre aspect, car, à un moment aussi capital que la disparition de Mochè, le rôle du Tsadik serait de voir en quoi il pourrait encore être utile à son peuple. C’est à cela que s’emploie Mochè. Étant près de l’Éternel, tourné vers son origine divine et rompant tout contact avec le monde matériel, les reproches de Mochè, aussi graves et justifiés soient-ils, ne pourront qu’être utiles sans pour cela paraître accablants. Lorsque le Tsadik est attaché au monde matériel, il pourrait, par ses reproches, provoquer la rigueur divine. Aussi Mochè prend-il soin d’annoncer qu’étant à son dernier jour, les Béné Israël se doivent de tenir compte de ses reproches, « ces paroles », sans pour autant craindre de châtiment rigoureux venant de D.ieu.

Quand bien même ces paroles seraient, dit-il, dures et accablantes, D.ieu agira avec miséricorde vis-à-vis de vous et vous pardonnera. « L’Éternel, c’est Lui qui Ôbèr, pardonne. » Par ailleurs, Mochè Rabbènou insiste - dans ses derniers instants - pour que les Béné Israël fassent Téchouva et prennent leur destin en main sans attendre l’intervention du Tsadik pour leur apporter le pardon divin. Après que Mochè eut, durant quarante ans, lutté pour amener les Béné Israël à une foi absolue en D.ieu et les rapprocher de Lui, il n’a d’autre souci que de les mettre face à leur responsabilité afin de trouver en eux toutes les forces nécessaires pour invoquer le pardon divin et revenir vers Lui.

Aussi pour mieux les exhorter à la Téchouva leur annonce-t-il « Je ne peux plus être votre guide ». À partir de ce moment, les Béné Israël se doivent de prendre l’initiative de la Téchouva et ne plus attendre que le Tsadik fasse l’intermédiaire. De plus, face à la crainte que Yéhochoua ne soit pas assez patient et longanime avec eux comme lui le fut, Mochè les calme et les rassure : « Yéhochoua sera le genre de Tsadik capable de pardonner.» Car « Hou Ôbèr lé-fanèkhail te pardonnera.»

Ceci n’est possible que si les Béné Israël se prennent eux-mêmes en main, ainsi : « Il mettra ces peuples à votre merci; et vous procéderez à leur égard, en tout, selon l’ordre que je vous ai donné. Soyez forts et vaillants ! Ne vous laissez effrayer ni intimider par eux! Car l’Éternel, ton D.ieu, marche lui-même avec toi; il ne te laissera pas succomber, il ne t’abandonnera point! » (Parachat Vayélekh, 31.5)

Soyez forts et vaillants! Ne vous laissez ni effrayer ni intimider par eux, autrement dit, ne point se laisser effrayer par les ennemis ni intimider par les péchés. Car l’Éternel, ton D.ieu, marche Lui-même avec toi : Point n’est besoin de l’intervention du Tsadik, car Il ne te laissera pas succomber, Il ne t’abandonnera point !

Aussi pendant les Dix jours de Téchouva, Dix jours de Pénitence, D.ieu est-Il près des hommes. L’aide et l’appui d’un intermédiaire ne sont nullement nécessaires pour réaliser un retour sincère. Ce faisant, le pardon est assuré!

Source : Rabbin David Sabbah Chlita, Grand rabbinat du Québec (Montréal).

 


CHABBAT CHOUVA

samediOn a coutume d’appeler Chabbat Chouva, ou encore Chabbat Téchouva, le Chabbat qui a lieu pendant les dix jours de pénitence, entre Roch Hachana et Kippour. Cela, en référence à la Haftara que nous lisons ce jour-là, et qui commence par les mots : «  Chouva, Israël, ‘ad Hachem Elo-hékha, ki khachalta ba’avonékha » soit « Reviens, Israël, à l’Éternel ton Dieu, car tu as trébuché par tes fautes » (Os 14, 2). De même, on sait que le Chabbat est la source de la bénédiction, et que tout ce qui advient pendant la semaine tire sa vitalité du Chabbat. Par conséquent, dans une certaine mesure, ce Chabbat est la racine même du jour de Kippour. Aussi convient-il de s’éveiller à la Téchouva et à l’étude de la Torah.

Il est de coutume que le rabbin de la communauté (le Mara déatra, ‘‘maître du lieu’’) fasse une d’racha (discours homilétique), ce Chabbat, sur un thème de Moussar (éthique) et sur les questions halakhiques nécessaires : d’racha dans laquelle il exhorte l’assemblée à se repentir des transgressions les plus courantes, et à se renforcer dans l’étude de la Torah, la pratique de la Tsédaka et les autres Mitsvot.

 Source : Pniné Halakha


Pour cette nouvelle année 5782, toute l’équipe de l’association Tsidkat Eliaou vous souhaite Chana Tova Oumetouka ! Gmar Hatima Tova ! Puisse l'Éternel vous inscrire dans le livre de la vie, et vous octroyer bonheur, prospérité, santé, et réussite dans tous les domaines. Amen !


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Paru au Journal Officiel du 01/1990

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