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Parachat ÉMOR : la transmission des mitsvot par la parole

QUEL SONT LES THÈMES ABORDÉS DANS PARACHAT ÉMOR ?

La Sidra comporte des règlements relatifs aux prêtres et à la discipline particulière à laquelle ils doivent se soumettre. Aucun homme présentant de graves défauts corporels n'est admis à apporter des offrandes à l'intérieur du Temple. Les mêmes conditions sont également imposées quant au choix du sacrifice proprement dit.

Le chapitre XXIII est consacré aux fêtes et à leurs sacrifices respectifs. L'épisode du blasphémateur qui est condamné à la peine de mort et l'énoncé de cette même peine pour toute personne qui se rendra coupable de cette faute, terminent la Sidra.

 

 

 

LES PRÊTRES

L'une des prescriptions les plus connues parmi celles qui s'appliquent au prêtre, est l'ordre de se tenir éloigné du contact avec un mort. Il est très curieux de voir le contraste frappant entre cette loi et les coutumes religieuses d'autres peuples qui appellent précisément le prêtre au chevet du mourant ou, comme en Egypte, identifient le royaume des prêtres avec celui des morts.

La pensée qui préside à ces institutions non-juives est celle qui établit le règne de D. au terme de celui de l'homme. Elle oppose la toute-puissance de D. à l'insignifiance totale de l'homme, et elle en déduit la non-valeur de toute l'existence humaine, qui n'est qu'une phase à traverser, à dépasser, à vaincre au plus vite, et avec le minimum de perte.

La Torah pense autrement. Le prêtre ne doit pas enseigner comment mourir, mais comment vivre.

Au moment où les frères du Juif se réunissent autour du mourant, le prêtre, lui, reste éloigné, manifestant que l'idée sacrée, la mission immortelle, ne peut pas être entraînée vers la mort. Ce n'est donc point par peur de la contagion, comme disent certains, ou par un hautain désintéressement du sort du laïque, mais pour témoigner de la pérennité de notre idéal, que le prêtre reste loin de la mort. Ce n'est que lorsque des obligations d'époux, de frère, de fils ou de père l'appellent à son devoir familial que le prêtre cède le pas au parent. Une place à part est occupée par le grand prêtre qui ne peut même pas être admis à rendre les derniers honneurs à ses proches. Il représente la nation qui, elle, ne meurt jamais. Et, magnifique symbole de la réelle égalité qui doit régner entre Juifs, ce même grand prêtre qui ne doit pas s'approcher de son père mourant, est obligé, s'il trouve sur sa route le cadavre abandonné d'un mort inconnu, de le prendre lui-même sur son épaule et de le porter au plus proche cimetière.

 

 

LA LOI FONDAMENTALE VAUT POUR CHAQUE JUIF, SANS DIFFÉRENCE AUCUNE

 

Soyez saints car je suis Saint, D. votre D. .

Il est demandé à chacun, jeune ou vieux, homme ou femme, de participer de son mieux à cet effort de la nation qui doit aboutir à la formation d'un peuple de prêtres. Or, dans cette nation se situe un ensemble d'hommes qui doivent, par une discipline plus rigoureuse et par un exemple de tous les jours, servir de guides à leurs frères. Les prêtres ne forment pas une caste. Il suffit en effet de relever le fait que les mariages entre les membres de la tribu de Lévi et ceux des autres tribus sont parfaitement admis. Et pourtant, nulle part, la Loi n'est plus sensible aux différences de valeurs ou de catégories humaines que lorsqu'il s'agit des lois sur les unions conjugales.

Si, cependant, les prêtres et en particulier le grand prêtre doivent se plier à certaines prescriptions concernant le choix de leurs épouses (chapitre XXI, versets 2 à 8), c'est parce que leur vie familiale doit en tous points ressembler au sacerdoce dont ils sont les serviteurs.

Nous comprenons ainsi la nécessité, imposée par la Loi, d'une sélection parmi les prêtres selon les données physiques. Toute infirmité définitive est une raison de ne pas admettre le prêtre en service actif. Il ne faut pas qu'en célébrant l'office, en sacrifiant ou en accomplissant le cérémonial sacré, le prêtre puisse donner lieu à des remarques ironiques, déplaisantes. De toute sa personne doit se dégager une autorité qui agit sur son entourage. Nous trouvons là l'explication de la fameuse phrase du Talmud : « Un savant qui porte des vêtements déchirés ou sales, se rend gravement coupable ».

En effet, le véritable chef ne peut pas se contenter de briller par son esprit, par la fougue de sa parole et négliger son aspect extérieur.

Il ne faut pas que l'on puisse dire que l'étude de la Torah, la pratique des commandements de D. entraînent la négligence, le laisser-aller.

Et nous passons immédiatement à cette autre pensée de la Sidra (22, 32) qui nous enseigne « Ne profanez pas Mon nom sacré mais sanctifiez-Moi parmi les fils d'Israël... Je suis Celui qui vous a sortis du pays d'Egypte ».

Elle est lourde de conséquences. Et trop souvent on se rend insuffisamment compte combien cette phrase est d'une brûlante actualité. On n'a pas tort de dire que chaque Juif est à tout instant sur la sellette, au centre des regards du monde. On nous observe, on nous épie même, et c'est très bien ainsi. Car le véritable judaïsme doit se manifester à travers tous les détails de la vie quotidienne, et une négligence commise dans des domaines d'une importance certainement toute relative, peut avoir des répercussions immédiates dans des domaines certainement importants. C'était de tous les temps la légitime fierté de nos véritables maîtres de ne donner prise à aucune critique concernant n'importe quel aspect de leur vie.

On cite l'exemple d'un Rabbin qui réservait un soin particulier à sa personne, sans toutefois tomber dans un excès de coquetterie qui l'aurait rendu ridicule. Ce Rabbin avait coutume de dire qu'une maison gaie, des vêtements propres, un physique soigné peuvent faire plus d'effet sur les fidèles que de nombreux discours. Retenons de cela ce qui peut être valable pour tous. Le judaïsme, dans toutes ses manifestations, ne connaît rien de sordide ou d'inhumain. Bien au contraire, il saisit chaque occasion de rappeler à l'homme que D. exige une véritable unité entre les actions humaines, qui toutes, doivent contribuer au véritable service de D. .

Aucun devoir n'est plus important que celui de la « sanctification du nom divin ».

Le Talmud illustre cette nécessité de peser chaque action dans son rapport avec le monde, par le « machal » (exemple) suivant:

Une barque lourdement chargée était en mer. Subitement, l'un des passagers commence à percer un trou sous son siège et l'eau pénètre dans la barque. Quand on lui reproche d'avoir commis une imprudence, il réplique qu'il a ce trou sous son siège. C'est très juste, répondent ses camarades, mais l'eau qui pénètre va faire chavirer la barque et nous nous noierons tous, et pas seulement toi.

C'est ainsi, disent nos Sages, qu'il en est d'Israël. Un geste inconsidéré, une parole légère d'un seul parmi les membres du peuple peut susciter des conséquences graves pour l'ensemble de ses frères. Sans doute cela implique-t-il une surveillance continuelle de soi-même, une maîtrise parfaite de ses actes et faits. Mais n'est-ce pas là précisément un des buts principaux de la Torah ?

« ... Pour que je sois consacré parmi les fils d'Israël ».

Nous avons, avant tout, à faire l'ordre dans la maison, à veiller au respect de D. et de sa loi, parmi ceux qui sont engagés par la naissance parmi les soldats du Maître. Certes, chacun est libre devant D. et n'a à rendre de comptes que devant lui.

Mais l'effort essentiel du Juif conscient de sa responsabilité envers Israël, doit porter sur Israël. Nous croyons en toute vérité que l'exemple seul d'Israël fidèle à son D., suffira pour mener le monde à reconnaître la vérité, pour lui faire plier le genou devant le Créateur de l'univers. Mais comme en toute chose humaine, il ne faut pas « mettre la charrue avant les bœufs ».

Un monde meilleur ? Sans doute, nous le désirons sincèrement, ardemment. Mais qu'avant tout, Israël soit meilleur, qu'avant tout, « Mon nom soit consacré parmi vous ».

LES FÊTES

Nos fêtes juives ont un caractère double. Historiques, elles rappellent des moments d'une importance capitale dans notre passé. Naturelles, elles se placent à certains moments de l'année et établissent un rapport avec le cycle de l'évolution de l'année.

Ainsi, Pessa’h, libération d'Egypte, mais aussi fête des prémices, du printemps.

Chavouot, révélation du Sinaï et époque de maturité des produits de l'arbre.

Souccot, fête des cabanes et fête de la moisson et des vendanges.

De cette nécessité de respecter le caractère double des fêtes résulte une difficulté due au calendrier lunaire qui est le nôtre. Car le décalage de onze jours entre l'année lunaire (355 jours) et l'année solaire (365) comporte normalement un retard de plus en plus sensible et provoque le passage de tous les mois juifs et de leurs fêtes â travers tous les mois de l'année solaire. Ainsi, Pessa’h pourrait très bien coïncider un jour avec le mois de décembre ou avec la période des grandes vacances.

C'est pour éviter cela et respecter le caractère naturel des fêtes que les maîtres juifs ont établi un système précis, quoique complexe, qui doit rectifier au fur et à mesure les écarts inévitables.

Ce système comporte entre autres le treizième mois complémentaire (Adar II).

Cette corrélation entre nos fêtes et les constellations - en particulier avec la lune - prend un caractère éminemment symbolique, lorsque nous examinons la situation des fêtes et de leurs dates dans les quatre phases, ascendantes et descendantes, de la lune. Depuis toujours, cet astre a été pour Israël l'image de son perpétuel renouvellement. Plus encore, l'image de sa disparition provisoire, de sa diminution, mais aussi de son retour vers la lumière, de sa renaissance.

Dans cet ordre d'idées, le quinzième jour du mois, jour de la pleine lune, représente l'éblouissante manifestation de la grâce divine. Le premier quart du mois, du 1er au 6, figure la montée progressive et le dernier quart à partir du 23 la lente disparition.

Deux fêtes prouvent la sollicitude de D. pour notre existence : Pessa’h, constitution du corps physique de la nation, et Souccot, conservation de ce même corps. L'une et l'autre sont absolument indépendantes du concours humain (sortie d'Egypte, existence dans le désert), l'une comme l'autre, sont fixées au quinzième jour du mois, Nissan et Tichri.

Chavouot, par contre, jour de la révélation du Sinaï, est la fête qui exige le concours humain (qu'est la loi si nous ne l'acceptons pas? que devient l'idée si elle n'est pas incarnée par Israël?).

Chavouot donc, a lieu un 6, le 6 Sivan, où la parole divine et la volonté humaine se joignent pour conduire le peuple vers son destin.

Chémini Atséret, « fête de la fin », conclusion et transition, qui mène vers un hiver de labeur et de peine, est célébré le 24 Tichri au dernier quart descendant de la lune.

Source : La Torah commentée

 

 

Pour bien commencer la journée, 5 minutes pour Hachem notre Roi Créateur

 

 

HONORER LE CHABBAT : HYGIÈNE ET ESTHÉTIQUE

Il convient de se préparer physiquement pour le Chabbat, et cela fait également partie de la mitsva d’honorer le Chabbat.

Nos maîtres enseignent qu’il est obligatoire de se laver à l’approche de Chabbat. La toilette doit se faire à l’eau chaude, (car cela nettoie mieux le corps) tandis que, si on se lave à l’eau froide ou tiède, on n’aura pas accompli la mitsva (Choul’han ‘Aroukh 260, 1).

Si l’on a besoin de se faire couper les cheveux, de se raser ou de se couper les ongles, c’est une mitsva de le faire le vendredi, à l’approche de Chabbat.

D’après le Midrach, Pniné  Halakha

 

 

 

Nous sommes entrés dans le mois hébraïque de Iyar. Le mot "Iyar" se rapproche de celui de "or" qui veut dire lumière en hébreu : c'est le mois de la lumière, des bénédictions et de la guérison !

À l'occasion de Lag Baomer, dimanche 26 mai 2024,  les Rabbanim de Tsidkat-Eliaou se déplaceront, béézrat Hachem, sur les tombes de nos grands Saints et vénérés Tannaïm afin de prier pour vous !

Ne manquez pas cette occasion de vous faire bénir par nos rabbanim, adressez-nous dès à présent vos demandes de prières.

 

 
 

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Paru au Journal Officiel du 01/1990
 

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