Le Arizal
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Le Arizal

Rabbi Its’hak Louria Ashkenazi est considéré comme l’un des plus grands guides spirituels de Tsfat (Safed) à son apogée, et le Maître penseur d’une nouvelle approche de la Kabbala.

Le Arizal naquit à Jérusalem en 1534, descendant de la famille Louria, célèbre dans le monde achkénaze, et affiliée à Rachi, descendant de la lignée du roi David. Il grandit en Egypte. A 21 ans, il remarqua pour la première fois le livre du Zohar, ouvrage qu’il commença à approfondir en s’isolant (pour s’élever spirituellement). D’après le Midrach, le prophète Eliahou Hanavi se dévoila à lui et le guida personnellement dans son étude. A 36 ans, il retourna sur la Terre Sainte afin de transmettre les secrets de la Kabbala à un groupe d’élèves dont le principal fut Rabbi ‘Haïm Vital.

Le Ari Hakadoch révéla une toute nouvelle approche de la Torah cachée et de la compréhension du Saint Zohar.

Voici deux histoires qui nous révèlent la grandeur du Arizal :

A l'époque où le Arizal vivait à Tsfat, un couple pauvre et un peu simple voulut faire un cadeau à D.ieu. Ils réfléchirent longuement à ce qu'ils pourraient Lui offrir. Finalement, ils décidèrent de faire cuire des Lehem HaPanim (des pains de proposition ou hallot), comme il y en avait au Temple de Jérusalem.

Un vendredi matin, ils commencèrent à faire cuire les Lehem HaPanim. Ils chantaient et dansaient dans la cuisine, et leur maison était pleine de joie. Une heure avant l’entrée du Chabbat, le mari alla à la synagogue et plaça les Lehem HaPanim dans l'Aron Hakodech. Le couple espérait que D. accepterait leur cadeau pour Chabbat.

Un peu plus tard, le Rabbin de la synagogue trouva les Lehem HaPanim dans l'Aron et pensa: Qui peut être si fou pour mettre des hallot dans l'Aron Hakodech?

 Et il ramena les hallot chez lui.

Au milieu de la nuit, le mari revint à la synagogue, vérifia l'Aron et vit que le pain n’y était plus. Heureux, il rentra chez lui et dit à sa femme que D. avait accepté leur cadeau.

A partir de ce jour, ils renouvelèrent leur offrande tous les vendredis. Leur maison était pleine de joie et ils dansaient autour de la table de la cuisine. Et chaque vendredi, le Rabbin se demandait qui avait mis le pain dans l'Aron. Jusqu'au vendredi où il a décida de se cacher dans la Synagogue et de voir ce qu’il s’y passait.

C'est ce qu'il fit, et après avoir patienté quelques instants, il vit l'homme mettre les Lehem HaPanim dans l'Aron. Le Rabbin l’interpella et lui dit: « Que faites-vous ici? »

L'homme répondit que sa femme et lui avaient fait cuire les Lehem HaPanim en cadeau de Chabbat pour D.ieu.

« Imbéciles, » répondit le Rabbin. « Pensez-vous vraiment que D.ieu a besoin de vous? Rentre chez toi et prends tes hallot avec toi. »

Déçu et brisé, l'homme rentra à la maison et raconta à sa femme ce qui s'était passé. Ils commencèrent à pleurer.

Peu de temps après, un messager du Arizal entra dans la synagogue et s’approcha du Rabbin. Au nom de son Maître, il dit au Rabbin de rentrer à la maison, de dire au revoir à sa famille et de se préparer : à l’heure fixée pour son sermon du lendemain matin, son âme aurait déjà quitté ce monde vers son repos éternel. Ainsi avait-il été annoncé au Ciel.

Le Rabbin ne pouvait croire ce qu’il venait d’entendre, et le disciple ne savait pas non plus le lui expliquer. Alors il alla directement voir le Ari. Celui-ci confirma ce que le messager avait dit, et il ajouta, aussi doucement que possible : « J’ai entendu que c’est parce que tu as interrompu le plaisir de D.ieu, un plaisir tel qu’Il n’en avait pas connu depuis le jour où le Saint Temple fut détruit. C’est ce qu’Il ressentait quand cet innocent apportait ses deux précieux pains dans ta Synagogue chaque semaine, les offrant sincèrement à D.ieu du profond de son cœur, avec joie et crainte, et croyant que D.ieu les prenait, jusqu’à ce que tu aies irrémédiablement détruit son innocence. Pour cela, le décret a été scellé contre toi, et il n’y a aucune possibilité de le modifier. »

Le Rabbin rentra chez lui et raconta à sa famille ce qui s’était passé. Au moment du sermon, le lendemain matin, son âme était déjà partie pour entendre la Torah dans l’Académie Céleste, exactement comme l’avait dit le Ari.

 

Le Gaon de Vilna raconta une fois une histoire terrifiante sur le Ari Hakadoch.

Une fois, le Arizal fut accueilli par un homme riche. Il fit soudain une demande étonnante: il voulait sortir et voir les écuries du riche. Ce dernier, étonné, montra à son hôte important où se trouvaient les écuries. Le Arizal regarda autour de lui et désigna l'un des ânes: «Voulez-vous me donner cet âne? » demanda-t-il au propriétaire de l'écurie.

«Cet âne, je ne peux pas le donner, il travaille plus que plusieurs ânes réunis, et j'en tire d'énormes bénéfices! » Le Arizal resta silencieux et retourna dans le salon du riche. Puis il demanda à voir toutes les lettres de créances de son hôte. L'homme riche en apporta une pile respectueuse. « Ceci est un reçu pour un prêt d'un Juif voisin », expliqua le riche. « Et cela est un prêt de quelqu'un qui a grandi dans la ville voisine, qui a été récemment frappé par des difficultés économiques. »

Le Arizal vit un papier de reconnaissance de dette. « Quelle est cette note? »  demanda-t-il au riche, qui répondit: « ceci est un emprunt d'un Juif qui mourut il y a longtemps, il n'y a aucune chance que l'argent ne me soit jamais remboursé. »

« Voulez-vous me donner ce papier comme cadeau? » demanda le Arizal. L'homme riche haussa les épaules. « Pourquoi pas? » Le Arizal pris le papier et le déchira. « Maintenant, allez voir comment va votre âne », dit-il au riche. L'homme riche quitta le salon et revint des écuries stupéfait: « L'âne est mort, je ne comprends pas ce qui lui est arrivé, il était en meilleure santé et plus fort que tous mes autres animaux! »

« Savez-vous, » lui dit le Arizal, « que l'âme de votre débiteur décédé fut placée dans cet âne. Du Ciel, il fut forcé de retourner dans ce monde réincarné en âne pour rembourser ses dettes envers vous. Maintenant que vous l'avez acquitté de sa dette, son âme tourmentée peut se reposer, et elle est revenue au ciel. »

 

Le Ari Hakadoch décéda en 1572, âgé alors de 38 ans. Chaque année, le 5 du mois d’Av, sa tombe est un lieu important de pèlerinage pour s’y recueillir et  prier avec ferveur pour n’importe quelles requêtes.

Cette année, la Hiloula du Arizal Hakadoch aura lieu le dimanche 26 juillet 2020.

Nos Rabbanims se rendront sur sa Sainte Tombe à Tsfat (Safed) pour prier pour nos chers et généreux donateurs ainsi que pour tout le Am Israël.

Profitez de la hiloula du Grand Tsadik Rabbi Its’hak Louria Ashkenazi pour faire votre Tsedaka, chacun selon ses possibilités,  et pour vous faire bénir sur sa Sainte Tombe. Il vous suffit d’envoyer avec votre don vos prénoms, les prénoms de vos mamans et vos requêtes.

Ne manquez surtout pas cette occasion unique.

Cet article est sous copyright.

  

 

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